LANDAU. — 1845. D’APRÈS VICTOR ADAM
raines. C’est celui qu’emploient volontiers les Empereurs et les Rois. Nous n’ignorons pas non plus que les Présidents de République, d’une aristocratie plus lraîche, ne dédaignent point cet apparat qu’ils partagent volontiers, sur la voie publique, avec les souverains russes.
En 1821, fut construite, tout exprès, une voiture pour le baptême du duc de Rordeaux. Cette magnifique voiture, entièrement dorée
LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE
comme la yoiture du sacre, était surmontée d’une couronne placée sur un coussin. Les demoiselles de la maison de la Légion d’Honneur, à Saint-Denis avaient brodé de soie et d’or, de diverses couleurs, la garniture de l’intérieur.
La voiture construite quelque temps après, en 1825, pour le sacre de Charles X, fut plus fastueuse et plus étincelante encore. Les décorations et les dorures étalées sur tous les panneaux et sur le faîte étaient d’une richesse inouïe. Il n’y avait pas jusqu’aux poignées des quatre laquais, placées à l’arrière-train, qui ne fussent
tissées de soie et d’or. Toute la bourrellerie avait été travaillée en maroquin rouge. « Huit chevaux brillamment harnachés et caparaçonnés de palatines en velours brodé de soie cramoisie et or, étaient conduits par un postillon et huit valets à pied, en grande livrée1. »
La somme de G4201 francs fut payée aux sieurs Percier, architecte et Roguier, statuaire et sculpteur, qui avaient tous deux Construit ce carrosse des Mille et une Nuits, aussi magnifique qu’une voiture de légende et aussi irréel, puisqu’un souffle de Révolution en devait bientôt faire courir le royal attelage !
Le roi Louis-Philippe, plus sobre et plus bourgeois, n’insulte pas au peuple de Paris, par d’aussi riches équipages. « Les promenades