CAB ANGLAIS, DIT
1. Almanach clés omnibus, clés dames blanches et autres voilures nouvellement établies, etc. Chez Le Normant fils. Paris, in-18.
2. Almanach officiel des omnibus. Chez Foust, éditeur, Paris. Cet almanach devint,
en 1843, le Livret des omnibus.
DE LA RÉVOLUTION A NOS JOURS
Le nombre des chevaux attelés aux brancards commença par être irrégulier. Ce ne fut que plus tard qu’on se décida à atteler trois chevaux de front. Les premiers omnibus n’avaient pas d’impériale. C’étaient, pour ainsi dire, des diligences pour la ville, ne dépassant point les barrières. L’impériale ne fut jointe que plus tard.
En moins de quelques années, les rues de Paris se trouvèrent sillonnées des genres les plus variés d’omnibus.
On eut successivement à choisir entre :
Les Dames-blanches , dont une ligne allait de la Porte-Saint-Martin à la Madeleine et qu’on nommait ainsi à cause du vernis blanc de leurs panneaux;
Les Citadines , d’une capacité moindre et rappelant vaguement, par
leurs formes suspendues, les derniers carrosses du xvme siècle ;
Les Favorites , dont la construction se trouvait être à peu près analogue à celle des voitures des pensionnats;
Les Écossaises (une ligne de ces voitures reliait les rues du Faubourg-Montmartre, Saint-Avoye et des Fossés - Saint - Victor ;
Les Tricycles , ainsi nommées à cause de leur train d’avant dont une seule roue soutenait le poids1.
Les Balignollaises , dont le nom de baptême est facilement explicable, et dont chaque véhicule s’affublait d’un prénom spécial : la Courageuse , la Rapide, la Légère , etc. ;
Les Béarnaises, allant de la place de la Bourse à la place Saint- Sulpice, ainsi nommées du costume du conducteur imité de celui des paysans basques;
1. Une ligne de tricycles allait du Palais-Royal au boulevard Montparnasse en passant par la place des Victoires.