‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 209 sur 247 · DE DEUX PÉDALES · texte numérisé non relu

DE DEUX PÉDALES

CYCLISME ET AUTOMOBILISME

voitures de malades que les paralytiques et les impotents peuvent actionner eux-mêmes en se servant du mécanisme qui guidera le mouvement des roues. Bientôt, les derniers exemplaires de ce mode de locomotion retourneront joindre, dans les dépôts archéologiques, les dernières malles-poste de la Restauration. La forme appréciée, la seule admise désormais, sera celle du bicycle. Encore n’est-elle due qu’à un hasard, personne n’ayant pu jamais avoir l’audace de prétendre ne se soutenir que sur deux roues, par la seule force des poings et des pieds débarrassés du troisième point d’appui. C’est cependant ce qui arriva au jeune Michaux, devenu depuis l’un de nos constructeurs de vélos les plus illustres .

Un jour, disent les historiens, un de ces tricycles d’ancien modèle fut apporté à la maison Michaux — très obscure à cette date — pour y être réparé. Le jeune Michaux joue avec l’appareil. Au lieu de trois roues il n’en met que deux, et il actionne la roue d’avant avec les pieds. Il essaye, il se lance, il tombe. Il se lance encore, sa course devient plus sûre. Chaque chute excite son courage. Le véhicule n’a plus que deux roues. L’homme court sur cet appareil, qui ne peut se tenir droit au repos, et le vélocipède est inventé1.

Ainsi s’est fondée la première maison importante de vélos. Celleci est deveuue depuis la Compagnie parisienne. D’autres maisons, successivement, se sont fondées : la Française, la Gladiator, la Clément, etc., etc., dont les marques disputées par des amateurs devenus de plus en plus nombreux n’ont pas tardé à se populariser.

La vitesse que l’homme peut atteindre, monté sur un vélocipède, est la cause de la faveur avec laquelle le public l’admit, dès le début.

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