LES CHARS FUNÈBRES. — LES CORBILLARDS LES VOITURES DE NOCE
Chacun sait que les corbillards doivent leur nom à certains bateaux de voyageurs qui descendaient la Seine depuis Corbeil jusqu’à Paris, d’où la primitive dénomination de « corbillards » dont on les affubla d’abord. Le fait d’avoir employé les « corbillards » pour amener à Paris quelques morts de la banlieue, et réciproquement, suffit à expliquer ce nom baroque dont on gratifia par la suite tous les chars funèbres. Si nous plaçons ici, après le char de Thespis, les chars de la Camarde, c’est afin de leur assurer une place
LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE
plus importante dans cette comédie de la mort qui se présente si bien après la comédie de la vie. Cette comédie a, d’ailleurs, le don d’éveiller si peu l’attention des spectateurs de la rue que nous voyons rarement les passants s’arrêter pour considérer avec surprise quelques-uns de ces funèbres cortèges. Dès l’antiquité la plus