ASCENSEURS. — ESCALIERS MOUVANTS ÉCHELLES, ETC. — LES GRUES
Ce livre serait incomplet si, ayant parlé longuement de tous les moyens employés par l’homme pour circuler à la surface de la terre, nous ne disions pas un mot de ceux qu’il a imaginés pour s’élever au-dessus ou s’abaisser au-dessous de sa surface. « L’homme des bois a, pour s’élever, la liane qui pend aux branches du cocotier, dit Dcharme; le pauvre des campagnes a l’échelle; l’homme aisé, l’escalier anx marches en pente douce ; le riche, l’ascenseur. »
1. Voir Sordet (Eüg.). Manuel du patineur (Paris, 1873,in-12). — Paulin Desormeaux. Patinage et récréation sur la glace, en traîneaux russes, hollandais et français. Paris, 1854, in-18, 1 vol. — ASonyme. Physiologie du patineur ou définition complète des principes et des règles qui s’appliquent à l’exercice du patin, par un ancien patineur. Paris, 1862, in 12. — Vail (Trost). L’art du patinage, 1881. — Garcin (J.). Le vraipatineur ou l’art de patiner avec grâce. Paris, 1813. — Goodman (N. et- G. A.). Handbook of the skating. London, 1882, in-8. — Racinet. Le Costume historique, etc.
LA LOCOMOTION DANS L'HISTOIRE
L’ascenseur est d’une invention récente; pourtant il y en a déjà de plusieurs modèles et d’aspect varié. Tout moyen de traction mécanique appliqué à une corde ou à une chaîne, portant un plateau guidé verticalement, donnera un ascenseur. Que l’agent producteur du mouvement soit la vapeur d’eau ou l’air dilaté, qu’il soit la pression de l’eau ou toute autre force, ce sera toujours le même ascenseur. Les premiers ascenseurs établis en France étaient mis en mouvement par des moteurs à gaz. L’invention en est due àM. Lenoir. Comme le gaz circule aujourd’hui dans toutes les grandes villes, il suffit d’un branchement et d’une pile de quelques éléments pour donner la vie à cette machine. En arrivant sur le plateau de l’ascenseur, on pousse le bouton et l’on s’élève. Veut-on s’arrêter à un étage quelconque, on tire une corde, le robinet se ferme et l’on quitte l’appareil. Veut-on descendre, on s’abandonne à la pesanteur en modérant son action par l’usage d’un frein.
Le& ascenseurs primitifs ont été avantageusement modifiés par M. Edoux. M. Edoux imagina l’emploi d’une longue tige cylindrique de métal, de la hauteur d’une maison, et pouvant disparaître dans un cylindre qui l’enveloppe et s’enfonce dans le sol. L’eau des conduites urbaines est introduite en dessous de cette grande tige cylindrique faisant piston, et sa pression détermine l’ascension du plateau superposé et des personnes qui y sont placées. Ce plateau, guidé dans ses mouvements, est surmonté d’une cage portant les ascensionnistes, et, au besoin, garnie de sièges. Une corde passe dans l’angle de la cage; elle s’étend sur toute la hauteur de la tourelle parcourue par l’appareil. Il suffit de la tirer de bas en haut ou de haut en bas, selon qu’on veut monter ou descendre. Dans un cas on ouvre le robinet d’accès de l’eau ; dans l’autre, le robinet d’échappement. La fermeture des deux robinets, amenée par un état de tension convenable de la corde, détermine l’arrêt.
Un grand nombre d’ascenseurs électriques manœuvrent à présent dans les maisons de Paris, mais surtout de New-York, de Londres, de Philadelphie, en un mot dans toutes les villes importantes où le commerce, l’industrie, voire la simple commodité publique le réclament.
Nous avons, dans un précédent chapitre, entretenu le lecteur du futur trottoir roulant qui doit être l’un des clous de l’Exposition de 1900. Disons-lui, qu’en attendant, des essais d’escaliers roulants ont été tentés avec succès dans plusieurs endroits, et, entre autres, à Paris, dans les Grands Magasins du Bon-Marché et du Louvre...