‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 40 sur 247 · Pline l’Ancien. Hist. nat. (1. Vil · texte numérisé non relu

Pline l’Ancien. Hist. nat. (1. Vil

4. Noël des Vehgers. L’Étrurie et les Étrusques (Paris, Didot, 1862).

LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE

rangs des Grecs. La cavalerie réelle, c’est-à-dire indépendante d’attelage, ne fut connue que plus tard.

11 importe pourtant de voir et d’étudier la locomotion grecque ailleurs que dans la guerre. Les fêtes en l’honneur des dieux étaient nombreuses. Là, surtout, pouvait venir parader la haute société dans l’équipage des magnifiques quadriges. « Aux Hyacinthies J, fêtes en l’honneur de Déméter, célébrées à Amyclée, dans le mois d’Héca-

tombeus, on voyait les jeunes filles de Lacédémone se promener, au milieu de la foule, dans des voitures richement et particulièrement ornées pour la circonstance. Ces chars, nommés canathres, leur servaient aussi dans la pompe du cortège qui avait lieu pour se rendre au temple d’Hélène à Therapné, non loin de Sparte, auprès de la plaine de l’Eurotas. »

Ainsi le char occupe, dans la vie privée des Grecs, une place aussi importante que celle qu’il prenait à la guerre. Nous retrouvons dans les œuvres de Pindare1 2 de nombreuses descriptions des magnifiques courses d’Olympie. Tour à tour il y célèbre les exploits des coureurs3, la beauté des quadriges, la noblesse des chevaux.

Grâce à lui, les noms des plus célèbres champions de son époque sont venus jusqu’à nous, entre autres ceux de l’Eléen Evagoras et de l’Épidamnien Cléosthène. « Evagoras vainquit à la course à deux chevaux, dit encore Ramée; c’était la première fois que celte espèce de

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