Pline. Histoire. — Vopisque. Vie d’ Aurélien, p. 4S
6. Ammien Marcellin : « Il y avait des gens qui se faisaient un honneur d’aller dans des carruques plus hautes que les ordinaires et d’y briller par des habits pompeux. »
LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE
à ce que Julius, mon cocher, se revête d’éclatants habits; qu’il drape sur son épaule le manteau rouge. Est-ce qu’un grand dignitaire comme moi et un cocher comme Julius peuvent sortir un jour de triomphe autrement que darfs la plus somptueuse des carruques1?
— Mais, maître, vous aviez commandé, tout à l’heure, d’atteler les bidets du covinus!
— Le covinus! Le covinus un jour de triomphe! Linus, mauvais esclave, tu déshonores ton maître!
Ainsi parlaient le patricien Ammius et Linus son esclave, le jour de l’entrée triomphale d’IJéliogabale dans la ville des Césars.
Bientôt la carrucca fut prête et les deux Romains ne tardèrent pas à y monter. Ils ne s’étaient pas plutôt engagés dans la voie Aurélienne qu’un encombrement ne tarda pas à se produire.
Julius, debout à l’avant, criait en agitant les rênes dorées :
— Place au patricien Ammius! Place au patricien Ammius!
Mais les cochers et les chevaux restaient sourds. Jamais encombrement plus grand de voitures n’avait obstrué les rues de la ville. Il semblait que de toute l’Italie, de tout l’empirey les citoyens de tous rangs fussent accourus pour assister au triomphe de l’Asia-