‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 49 sur 247 · CHAISE A PORTEUR A R · texte numérisé non relu

CHAISE A PORTEUR A R

tique. Du haut de sa carrucca , le patricien Ammius put admirer toutes les espèces de voitures de l’époque romaine :

Des flammes et des prêtres aux longues tuniques passèrent d’abord; ils portaient sur leurs épaules une litière sacrée, le ferculum. Une petite statue de Yesta y était assise. Julius, en signe d’honneur, leva son fouet. D’autres prêtres suivaient ceux-ci, c’étaient les augures, ceux qui connaissent la vérité d’après la fumée des entrailles des bêtes, les jours de tauroboles. Ils étaient montés dans le carpentum capitolin2. Ce char admirable, aux belles

1. La carrucca était obligatoire pour les grands dignitaires. Voir Codex Justinianus (1. II, t. 19) et Codex T heodosianus : « Omnes honorati, seu civilium, seu militarium vehiculis dignitatis suæ, id est carrucis, intra urbem sacratissimi nominis semper utantur. »

2. Le P. de Montfaucon, Antiquités, dit que le carpentum ne servait pas seulement pour les femmes. Un roi gaulois nommé Bituitus, dit-il, combattait sur un carpentum d’argent et fut mené en triomphe sur un chariot semblable.

« C’était la voiture ordinaire des empereurs. » (Saint Chrysostome.)

« Les empereurs allaient dans des chariots d’or. » (Philostrate.)

L’ANTIQUITÉ

dorures1, était attelé de beaux chevaux immaculés et blancs comme le jour2; le carpentum était fermé de rideaux pourpres. Ammius ne tarda pas de reconnaître dans ce char magnifique celui qui avait servi à Messaline pour son triomphe; et cela à cause de belles peintures qui étaient sur les flancs et où se voyaient des scènes de la vie amoureuse de Lucunon rapportée si élégamment par Tite-Live. Ammius bientôt ne tarda pas à goûter le charme de ce spectacle

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