Jean Lombard. Byzance
LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE
s’adresse à des moyens plus bas, et la locomotion n’y prend point part. Les victoires du cirque, à Byzance, signifiaient les victoires des plus forts. Ces jeux avaient le retentissement qui convient aux races viriles. On n’y égorgeait point de taureaux comme en Espagne, on n’y pariait point sur des pur-sang, comme en France; seulement les destinées de l’Empire s'y jouaient. Le cocher habile qui avait conduit, sans encombre, son char dans la carrière et qui était parvenu au but le premier, pouvait aussi bien devenir le grand Empereur dont le front serait ceint du bandeau de Basileus et dont la main, habile à porter le fouet, serait assez forte aussi, pour soulever, sans fléchir, le poids du glôbe mondial !
Les courses étaient la réjouissance, Lame même, la fête sacrée de la ville admirable. Les cochers hleus et verts, les cursores ou gardiens de courses, étaient choisis parmi les plus forts et les plus adroits. Les chevaux eux-mêmes étaient l’objet de la sollicitude.
Les Empereurs, les Dignitaires,