‹ La locomotion chez les animauxChapitre 12 sur 130 · LA FIGURE EN 8 DE CHIFFRE · texte numérisé non relu

LA FIGURE EN 8 DE CHIFFRE

structure et comme fonctions. Comme preuve, comparons les os de l'aile d'un oiseau à ceux du bras d'un homme, du membre antérieur d'un éléphant ou de tout autre quadrupède. Dans tous ces cas les os sont tordus sur euxmêmes comme une tarière. La queue du poisson , les extrémités du bipède et du quadrupède décrivent dans leurs mouvements des courbes ondulées. Ainsi l'aile d*un oiseau décrit en oscillant des courbes en forme de 8 comme le corps d'un poisson. Quand, en outre, l'aile monte et descend pour frapper, en haut et en bas, elle tourne dans les facettes ou dépressions situées sur les omoplates et les os coracoïdes, précisément de la même manière que le bras de l'homme tourne dans la cavité glénoïde, ou la jambe dans la cavité acétabulaire pendant Pacte de la marche. L'ascension et la chute de l'aile pendant le vol correspondent aux pas faits par les extrémités pendant la marche, l'aile tournant sur le corps de l'oiseau pendant le coup en bas, le corps de l'oiseau tournant sur l'aile pendant le coup en haut. Pendant que Taile descend, elle décrit une courbe dirigée en bas et en avant. Quand le corps descend il décrit une courbe dirigée en bas et en avant, l'aile s'élevant suivant une courbe dirigée vers le haut en avant. Les courbes faites par les ailes et le corps pendant le vol forment, quand elles sont unies, des lignes ondulées qui se coupent à chaque coup d'aile. L'aile et le corps agissent alternativement l'un sur l'autre, l'un étant actif pendant que l'autre est passif, et la descente de l'aile n'est pas plus nécessaire à Télévation du corps, que la descente du corps ne Test à l'élévation de l'aile. C'est ainsi que le poids de l'animal volant est utilisé, les faux pas évités, la continuité de mouvement assurée.

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Quant à la destruction effective de tissu produite par la marche, la natation et le vol, il y a beaucoup de divergence dans les opinions. On croit communément que l'oiseau développe une quantité de travail tout à fait énorme par rapport à celle du poisson ; un poisson en développant lui- même une beaucoup plus grande qu'un animal terrestre. C'est, on n'en peut douter, une erreur populaire. Un oiseau peut voler tout un jour, un poisson nager tout un jour, un homme marcher tout un jour. S'il en est ainsi l'oiseau n'a pas besoin de plus de force que le poisson, et le poisson que l'homme. La vitesse de Toiseau comparée à celle du poisson, ou la vitesse du poisson comparée à celle de l'homme, ne sont pas des critériums de la puissance exercée. La vitesse n'est qu'en partie due à la force. Comme on vient de le dire, elle est due surtout à la forme et à la dimension des surfaces motrices, à la densité du miheu traversé, à la résistance éprouvée dans le mouvement en avant, et au rôle joué par la masse de Fanimallorsquilse meut et agit sur ses surfaces motrices. C'est une erreur de supposer qu'un oiseau est plus fort à poids égal qu'un poisson, ou un poisson plus qu'un homme. Il est également erroné d'affirmer que les efforts d'un animal volant sont herculéens par rapport à ceux d'un animal nageant ou marchant. L'obser/ation et Texpérience me portent à croire exactement le contraire. Une créature volante, une fois convenablement lancée dans l'espace (à cause du rôle joué par le poids pendant le vol, et du peu de résistance opposée à la progression) plane dans l'air presque sans effort ^ La preuve en est

^ Une créature volante exerce son plus grand effort pour s élever. L'effort est de courte durée, et plutôt met en train qu'il ne

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