‹ La locomotion chez les animauxChapitre 13 sur 130 · LES NAGEOIRES, ETC., SONT DES HÉLICES · texte numérisé non relu

LES NAGEOIRES, ETC., SONT DES HÉLICES

dans le planement de Talbatros, et dans ce fait que certains insectes, peuvent voler après qu'on a enlevé les deux tiers de la surface de leurs ailes. (Cette expérience est ultérieurement détaillée). Ces observations ont pour but de montrer l'urgente nécessité d'étudier les milieux à traverser, les points d'appui que ces milieux fournissent, la dimension, la forme et les mouvements des surfaces motrices. Les surfaces motrices fournissent, comme on Ta déjà expliqué, les leviers par laction desquels s'effectuent les mouvements de marche, de natation et de vol. En comparant les pattes palmées du phoque, de Tours marin et du morse à la nageoire et à la queue du poisson, de la baleine, du marsouin, etc.; et 1 aile du pingouin (oiseau qui est incapable de voler et ne peut que nager et plonger) à l'aile de Tinsecte, de l'oiseau, de la chauve-souris, j'ai pu montrer qu'il existe une étroite analogie entre les pattes, les nageoires et la queue des mammifères marins et des poissons, d'une part; les ailes des insectes, des chauves-souris et des oiseaux de l'autre ; en fait, que théoriquement et pratiquement ces organes, ensemble et séparément, forment des hélices flexibles^ des vis, qui en vertu de leur rapide mouvement réciproque, opèrent sur l'eau et sur l'air comme des coins, à la manière de plans tordus ou doublement inclinés. Les plans inclinés tordus agissent sur l'air et sur Teau au moyen de surfaces courbes, renvoyant, réfléchissant et engendrant une pression ondulée qui peut se continuer indéfiniment à la volonté

continue le voL Si ranimai volant peut se lancer dans Tespaoe d'un point élevé, Teffort préliminaire doitlui être épargné, puisque, dans ce cas le poids de l'animal acquiert sa vitesse initiale en agissant sur les plans inclinés formés par les ailes*

de ranimai. La pression ondulée provient d'une part, surtout de la queue du poisson, de la baleine, du marsouin, etc., et de l'autre de Vaile de l'insecte, de la chauvesouris, de l'oiseau, — les courbes réciproques et opposées selon lesquelles la queue et les ailes se projettent en volant et en nageant, constituant les hélices mobiles ou vis qui, pendant leur action, produisent le degré précis de pression adapté au milieu fluide, et auquel elles répondent avec la plus grande exactitude.

Afin de prouver que les mammifères marins et les poissons nagent, que les insectes, les chauves-souris et les oiseaux volent, à Taide de surfaces courbées en forme de 8, qui exercent une pression ondulée intermittente, j*ai construit des queues de poisson, des nageoires, des pattes palmées et des ailes artificielles, qui se courbent et s'effilent des divers côtés, et qui sont flexibles et élastiques, particulièrement vers les extrémités des doigts et aux marges postérieures. Ces queues de poisson, nageoires, pattes palmées et ailes artificielles sont légèrement tordues sur elles-mêmes, et, quand elles appliquent à Tair ou à Teau un coup de rame contourné en forme de 8, reproduisent assez curieusement dans la natation et le vol les surfaces courbes et les mouvements particuliers de réelles queues de poisson, nageoires, pattes palmées et ailes.

Des propulseurs formés sur le modèle de la queue de poisson et de Taile sont, à mon avis, les plus efficaces que l'on puisse imaginer pour naviguer soit sur Teau soit dans Tair. Pour opérer efficacement dans les fluides, c'est-à- ! dire dans des milieux flexibles, le propulseur lui-même doit fléchir. J'en suis pleinement assuré par Tobservation

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