‹ La locomotion chez les animauxChapitre 22 sur 130 · ADAPTATION DES SURFACES MOTHIGES · texte numérisé non relu

ADAPTATION DES SURFACES MOTHIGES

on peut citer la Loutre (fîg. 12), rOrnithorhynque (fig. il), le Phoque (fig. 44), le Crocodile, TOurs marin (flg. 37, p. 405), le Morse, la Grenouille (fig. 43) et le Triton. Le Crocodile et le Triton ont en plus de l'expansion membraneuse s'étendant entre les doigts une puissante queue en forme de rame qui ajoute matériellement à la surface engagée dans la natation. Tous ces animaux marchent péniblement, et il arrive souvent que quand les extrémités sont modifiées pour agir sur deux milieux essentiellement différents (comme, par exemple, la terre et Feau) le maximum de vitesse n'est atteint dans aucun. C'est pour cette raison que les animaux qui nagent le mieux, marchent en général avec le plus de difficultés, et vice versa, comme l'attestent amplement les mouvements du pingouin et du phoque dans l'eau et hors de l'eau.

Outre ces animaux terrestres qui courent et nagent, il y en a qui se précipitent, comme des parachutes, d'immenses hauteurs, et même d'autres qui volent. Chez eux, les expansions membraneuses sont grandement accrues, le soutien nécessaire étant fourni par les côtes chez le Dragon ou Lézard-volant (fig. 45), par les extrémités antérieures et la queue chez le Maquis-volant (fig. 46, p. 50) et la chauve-souris (fig. 17, p. 51).

Quoiqu'on ne connaisse plus de lézards capables de voler, on ne peut douter que les Ptérodactyles éteints (qui, selon le professeur Huxley, sont intermédiaires entre les lézards et les crocodiles) aient possédé ce pouvoir. La Chauve-souris est intéressante comme étant actuellement le seul animal mammifère pourvu d'ailes suffisamment

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La chanve-BoiiriB vampire de l'Ile de Bonfn, peut, selon le Dr. Buckland, également nager ; et cet autenr pensait que le Plérodactyle jouissait des mêmes avantages. — Eng. c;cl<, vol. iv, p. 495.

ADAPTATION DES SURFACES MOTRICES 51 dal — son corps aminci, & la partie postérieure rapetisses, ses extrémités antérieures excessivement allongées, avec leurs énormes doigts et leurs membranes étendues, tout à Eût impropres & la progression terrestre. Cela est instructif, en montrant que le vol peut être atteint sans l'aide d'os creux et de sacs & air, par des efforts musculaires, et simplement par la diminution et l'accroissement d'une membrane continue.

De même que le lézard-volant, le maquis-volant et la cbauve-souris (flg. 15, -16 et 17), unissent la progression terrestre & la progression aérienne, de même le macareux, le pingouin (flg. 46, p. 126), le poisson-volant (flg. 51, p. 135), possèdent & la fois la progression dans l'eau et dans l'air. Les suri'aces motrices de ces créatures anormales transforment l'un dans l'autre les mouvements qui conviennent aux trois grands cbemins de la nature, et servent de pont aux abîmes qui séparent naturellement les locomotions sur la terre, dans l'eau et dans l'air.

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