MARCHE DU QUADRUPÈDE
de vieux murs^. > Une disposition semblable mais plus compliquée se rencontre dans les bras de la seiche.
Les mouvements des extrémités chez les animaux terrestres varient considérablement.
Le Kanguroo et la Gerboise 2 ne se servent que des extrémités postérieures, ces animaux avançant per saltuniy c'est-à-dire par une série de sauts *.
Le cerf bondit aussi en l'air dans ses mouvements lents; dans ses plus rapides il galope comme un cheval, ainsi qu'il est expliqué aux pages 57 à 65. Les extrémités postérieures du Kanguroo sont développées à F excès dans le cheval, le lapin ^, Tagouti, et le cochon dinde. Comme conséquence ces -animaux descendent difficilement les pentes. Ils sont plus propres aux terrains légèrement ascendants. Chez la girafe, les extrémités antérieures sont plus longues et plus puissantes, comparativement, que les postérieures, ce qui est juste le contraire de ce qu'on rencontre dans le Kanguroo.
Chez la girafe, les jambes des côtés opposés se meuvent ensemble et alternent, tandis que chez la plupart des quadrupèdes, les extrémités se meuvent en diagonale,
1 Ânat. et Phys. comp. des Vertébrés par le Professeor Owen, voL I, p. 263, 9^ Londres, 1866.
* Quand la gerboise est poursuivie, eUe peut franchir en sautant une distance de neuf pieds, et répéter !es sants avec tant de ra* pidité qu'elle ne peut être atteinte même par un cheval agile. La grenouiile-taureau, animal beaucoup plus petit, peut, quand elle est serrée de près, (aire des bonds de six à huit pieds, et franchir une clôture de cinq pieds de haut.
> La longue et puissante queue du Kanguroo Taide à se maintenir en équilibre avant le saut ; les extrémités postérieures et la queue forment un véritable trépied.
^ Le lapin fait parfois plusieurs peUts pas avec les pattes de dbH vant et un grand avec les pattes de derrière : de sorte qu'il mar* che avec les pattes de devant et saute avec celles de derrière.
— remarque également vraie pour nous-mêmes, quand nous marchons ou nous patinons, la jambe droite et le bras gauche avançant ensemble et alternant avec la jambe gauche et le bras droit (fîg. 19). «
Fio. 19. — Diagramme montrant la ûgure en 8 ou la courbe doublement ondulée décrite par le mouvement alternatif des extrémités de l'homme, pendant la marche et la course, la jambe droite (r) et le bras gauche (») avançant simultanément, pour former un pas, et alternant avec la j «robe gauche et le bras droit (u), qui avancent pareillement pour faire le second pas. La ligne continue (r, /) donne la courbe ondulée décrite par les jambes, la ligne interrompue («, u) celle décrite par les bras». Les conrnes décrites par la jambe gauche et le bras droit, et par la jambe gauche et le bras droit, forment des ellipses. Comparez à la figure 18, p. 54 — Originale,
Chez les insectes hexapodes, suivant Millier, le pied de devant et celui de derrière d'un côté, et celui du milieu de l'autre côté se meuvent ensemble pour former un pas, les trois autres forment ensemble le second. D'autres combinaisons semblables se rencontrent chez les décapodes.
Les mouvements alternatifs des extrémités sont intéressants comme annonçant un certain degré de flexibilité ou de torsion, soit dans le tronc ou les membres, ou en partie dans l'un, en partie dans l'autre.
La torsion produit les mouvements en forme de 8 observés dans la marche, la natation ou le vol. (Comparez les figures 6, 7 et 26 x, p. 40 et 77 ; les fig. 18 et 19, p. 54 et 56; les fig. 32 et 50, p. 95 et 133; les fig. 71 et 73, p. 199 ; et la fig. 81, p. 216.)
Locomotion du chevaL — Comme les limites du présent ouvrage m'empêchent de considérer les mouvements de tous les animaux à habitudes terrestres,^ je décrirai
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rapidement, comme exemples, ceux du cheval, de Fautruche et de l'homme. Chez le cheval, comme chez tous les quadrupèdes doués d'une grande vitesse, les os des extrémités sont inclinés obliquement l'un sur l'autre de manière à former des angles; ces angles diminuant à mesure que la vitesse s'accroît. Ainsi les angles formés par les os des extrémités les uns avec les autres, et avec les onioplates et les os iliaques sont moindres chez le cheval que chez l'éléphant. Pour la même raison ils sont plus petits chez le cerf que chez le cheval. Chez l'éléphant, duquel n'est pas requise une grande vitesse, les membres sont presque droits, cet arrangement étant le meilleur pour soutenir le poids de la partie supérieure. Les angles formés par les divers os de Taile de l'oiseau sont plus petits que ceux du plus agile des quadrupèdes, les mouvements des ailes étant plus rapides que ceux des extrémités des quadrupèdes et des bipèdes. Ce sont autant dedisposi-tions pour amortir les chocs, accroître Télasticité, assurer la vitesse. Les allures du cheval sont justement divisées en pas, trot, amble et galop. Si le cheval commence à marcher en élevant le pied gauche antérieur, l'ordre dans lequel les pieds sont soulevés est le suivant : — D'abord le pied gauche antérieur, puis le pied de derrière droit ou diagonal, puis le pied droit de devant, enûn le pied de derrière gauche ou diagonal. Il y a donc là une torsion du corps et un recouvrement en spirale des extrémilé.s du cheval dans Tacte de la marche, à tous égards analogue à ce qui a lieu dans les autres quadrupèdes ^ et les bipèdes
* Si Ton regarde de haut un chat en marche, on observe un continuel mouvement ondulé le long de son épine dorsale d'avant en arriére. Ce mouvement ressemble de très-prés à la reptation du serpent et à la natation de Tanguille .
(fig. 18 et 19, p. 54 et 56). Dans la marche la plus lente, M. Gamgee remarque « quUl y a constamment trois pieds agissant sur le sol, d*où il suit que dans le pas franc^ quand le pied de derrière passe à la position que vient de quitter le pied antérieur du même côté^ il y a une fraction de temps où seulement deux pieds touchent le sol, mais Tintervalle est trop petit pour que F œil puisse le mesurer. La proportion du temps employé par les pieds à agir sur le sol à celui qui est occupé par leur passage à une nouvelle position est donc de trois à un dans la marche lente, et un peu moindre dans la marche rapide. Dans le grand galop, ce rapport est le même que de cinq à trois. Dans toutes ces allures la puissance du cheval s* exerce sur tout un membre de devant et un de derrière, les deux pieds touchant le sol en diagonale. Il y a aussi constamment une ligne parallèle de positions conservées par un pied de devant et un pied de derrière, changeant de côté dans cha* que déplacement successif. Ces positions relatives sont renouvelées et conservées. Ainsi chaque membre antérieur prend, en s'abaissant, la position avancée parallèle au pied postérieur qui vient de se lever et est en mouvement; les pieds de derrière se meuvent tour à tour à la suite de leurs antérieurs diagonaux et en avance sur leurs compagnons de même côté auprès desquels ils restent à peu près pendant la moitié de leur course, après laquée le pied antérieur est à son tour soulevé et ^ansporté à la place qui lui est destinée» le pied postérieur touchant à terre moitié chemin. Tous les pieds franchissant la même distance et gardsmt la même mesure» il ne se présente aucune rencontre de Tun et de l'autre ; chaque pied de derrière en 8*appoyant successivement , forme une nouvelle diagonale avec le.