LE CHEVAL AU TROT
pied antérieur opposé, ce dernier formant l'avant des positions parallèles pendant un instant, et des diagonales dans le suivant : quant à ceux de derrière ils sont en dia* gonale en descendant et deviennent la parallèle finala dans la dernière partie de leur action. »
Fio. 20. — Cheval en train de trotter. Dans cette allure, eomme dam tontes les antres, le corps du cheval est soulevé en avant par une torsion diagonale da tronc et des extrémités, les extrémités décrivant une courbe en liornie de è •(# ur i). La figure en 8 est produite par le jeu alternatif de« extrémités et des pieds, dont deux sont toujours sur le sol (a, 6). Ainsi le pied dmt antérieur décrit la courbe f, le pied gauche de derrière, celle marquée r, le pied gauche de devant celle marquée u, et le pied droit de derrière, eelle marquée 4. Les pieds touchant le soi -dans cet exemple sont le pied gauche antérieur et le pied droit postérieur. Gompaiea aux Hg. iS et 19, p. 'J54 et &6. — Originùle,
Dans le trot, suivant Bishop, les jambes se menvait par paires en diagonale. La môme jambe se meut ipendant uBe partie un peu iptais ^grandede la période, «en trottant qa*en marchant, dans le raqppiMht de six à cmq. La vitesse acquise en mouvant les jambes par piùres au lies de les moiut¥ok' oonséeutivement^ dépend de cette circonstance qjùe ésnB le trot chaque pied ne repose sur le sol que pendant un i>ouvi intervalle et se balance pendant
un long; tandis que dans la marche chaque pied voyage : pendant une courte période et s'appuie pendant une longue. Les ondulations provenant de la projection du tronc dans le trot sont surtout dans un plan vertical ; dans la marche elles sont davantage dans un plan horizontal.
On a cru à tort que le galop consistait en une série de bonds et de sauts, les deux pieds postérieurs étant sur le sol pendant que les deux antérieurs sont en l'air et vice versa, et qu'il y a une période où tous les quatre sont en l'air. Ainsi Sainbell dans son « Essai sur les proportions d*Eclipse, » dit que le galop consiste en une répétition de bonds ou de sauts, plus ou moins hauts, plus ou moins étendus en proportion de la force et de la légèreté de ranimai. » Un peu de réflexion montrera que cette définition ne peut être correcte. Quand un cheval saute un fossé ou une barrière, il se ramasse sur lui-même, et par un vigoureux élan (particulièrement des jambes de derrière), il se jette en l'air. Ce mouvement demande un grand effort, et est de courte durée. Il n'est pas au pouvoir d'un cheval de répéter ces bonds pendant plus de quelques minutes, d'où il suit que le galop qui peut se continuer pendant une période considérable , doit matériellement difî'érer beaucoup du saut.
L'allure connue sous le nom d'amble est un mouvement ; artificiel produit par l'art de l'éleveur. Elle ressemble à celle de la girafe, où les pieds droits antérieur et postérieur se meuvent ensemble pour former un pas ; les pieds gauches antérieur et postérieur se mouvant ensemble pour en former un second. Par la rapide répétition de ces mouvements les côtés droit et gauche du corps avancent alter-
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nativement par un mouvement latéral de balancement, très-confortable pour le cavalier, mais rien moins que gracieux. L'amble est un pas défectueux d'autant plus qu'il met obstacle aux mouvements diagonaux des membres et altère la continuité de mouvement que produit la torsion ou mouvement transversal. De semblables remarques devraient être faites sur le galop s'il consistait (ce qui n'est pas) en une série de bonds ou de sauts, car à chaque bond succéderait une halte, ou point mort, qui ne pourrait manquer de compromettre sérieusement la continuité du mouvement en avant. Dans le galop, comme dans les mouvements plus lents, le cheval n'a jamais moins de deux pieds sur le sol à chaque instant, deux quelconques des quatre pieds ne se trouvant jamais exactement dans la même position.
M. Gamgee, qui a très- soigneusement étudié les mouvements des chevaux, a donné des diagrammes de la marche, du trot et du galop, dessinés d'après l'empreinte des pas d'un poulain de deux ans, qu'on avait fait dans ce but marcher, trotter et galoper sur le terrain. Ce qu'il cherchait à déterminer était la distance exacte, à laquelle était transporté un pied, du point où il était soulevé au point où il redescendait. Les diagrammes sont reproduits fig. 21, 22 et 23. Dans la figure 23, j'ai ajouté une ligne ondulée continue pour indiquer les mouvements alternatifs des extrémités; M. Gamgee n'ayant pas connaissance, ^ m'informe-t-il, à l'époque où il écrivait i de la théorie de la progression animale en forme de 8 que j'ai développée
a Sur rélève des chevaux de chasse et des bidets. » Essai couronné. — Journal de la Société Royale d'Agriculture d'Angleterre pour 1863.
ultérieorement. Comparez la fig. 23 aux fig. 18 et 19, p. 54 et 56, à la fig. 59, p. 175; et aux flg. 71 et 73, p. 199.
Marche. Trot.
ga, gp. da, dp. ga. ga. gp. da. dp. ga.
3i..a — ^ — jy — ^ g — J5J — ^
11> 23 n[ 18^ pouces. i$ 42 2i 39 pouces.
Longueur de TenjaBibée 5 pi. 5 po. Longueur de l'enjambée 10 pi. 1 po» Fia. 21. Fig. 22.
g&> da. gp. dp. ga.
Loufiiear de Te^janbé* 18 pi. 1 1 po.
Fio. 23.
Un point à remarquer dans ces figures est la relation qui eriste entre les pieds antérieurs et postérieurs des côtés droit et gauche du corps. Dans la marche lente, le pied gauche postérieur se pose derrière l'empreinte faite par le pied gauche antérieur. Dans la marche rapide au contraire le pied gauche postérieur se pose six, douze pouces ou plus, en avant de l'empreinte faite par le pied gauche antérieur (dans la figure 21 cette distance est de 11 pouces). Dans le trot, le pied gauche de derrière se pesé douze, dix-huit pouces ou plus en avance de Tempreinte faite par le pied gauche de devant (la figure 22 donne 1^ pouces à cette distance). Dans le galop, le pied gauche postérieur se plante 100 pouces ou plus en avant de l'empreinte faite par le pied gauche antérieur (dans la figure 23 cette distance est de 110 pouces 1/2). La distance de laquelle le pied gauche postérieur dépasse le