LOCOMOTION DE L'AUTRUCHE
obliquement les uns sur les autres, et le fémur est trèsoblique sur Tos iliaque. Comme conséquence, les angles compris entre les divers os des jambes sont comparativement petits; plus petits en effet que chez le cheval ou le cerf.
Les pieds de Fautruche, comme ceux du cheval et du cerf, sont réduits au minimum de dimension, de sorte qu'ils occasionnent très-peu de frottement dans l'acte de la marche et de la course. Le pied est composé de deux doigts articulés, qui s'étendent quand le poids du corps porte sur eux, de manière que l'oiseau est capable de s'appuyer sur le sol et de l'abandonner avec une égale facilité. L'avantage d'un tel arrangement pour la rapidité de la locomotion ne peut être trop apprécié. L'élasticité et la flexibilité du pied contribuent grandement à la rapidité de mouvement qui rend cet oiseau fameux. Le membre de l'autruche, avec ses grands os disposés très-obliquement pour former un système de puissants leviers, est la véritable personnification de la vitesse. Le pied est tout à fait digne de la jambe, et possède, à quelques égards, la plus admirable structure qui existe. Il diffère considérablement de ceux de tous les autres oiseaux, ceux de la famille de l'autruche exceptés. Ainsi sa partie inférieure estplate, et spécialement propre à agir sur des surfaces planes particulièrement solides 1.
Les extrémités des doigts sont armés supérieurement d'ongles courts, puissants, dont les extrémités s'avancent inférieurement pour protéger les doigts et donner de l'élasticité au pied quittant le sol. Le pied comme la jambe est remarquable par sa grande force. Les jambes de l'au-
*• Les doigts de Temeu sont au nombre de trois.
truche sont rapprochées, autre trait favorable à la vitesse*. Les ailes de l'autruche sont d'une nature três-rudimentaire par rapport aux jambes '. Tous les os s'y retrouvent
mais ils sont si réduits qu'ils sont tout à fait inutiles comme organes de vol. Les angles que forment entre eux les os de l'aile sont encore plus petits que les angles formés par les os de la jambe. C'est justement ce que nous devions attendre à priori, la vélocité avec laquelle les ailes se meuvent dépassant de beaucoup celle des jambes.
' Les pieds deeUnês à nager, à grimper sur les arbres, à saisir une proie, n'opèrent pas à leur avaniage sur une surface plate. Les démarches gauches de t'oie, du perroquet et de l'aigle quaud ils sont sur le sol, eD donnent des exemples.
* Dans l'aptéryx les ailes sont si petites qu'il est communémenl appelé l'oleeau saos ailes n.