L'HOMME EN MARCHE
p. i99 et 216). La rotation alternative du tronc sur le membre et du membre sur le tronc se voit bien ftg. 27.
En .1 ^fig, 27). on observe le tronc roulant sur le pied gauche {/), En D, on voit la jambe gauche (h) tournant sur le tronc (a, i); ce sont, comme on l'a expliqué, des mouvements complémentaires. En ^4, le pied droit (c) est fermement posé sur le sol, le pied gauche {f) étant sur le point de le quitter. Le côté droit du tronc est à un niveau plus bas que le gauche, qui s'élève et est en train de rouler sur le pied. En B, le pied droit (m) est encore su»' le
sol, mais le pied gauche Tayant abandonné est en train d'osciller en avant. En C, le talon du pied droit (n) se*sépare du sol et le pied gauche dépasse le droit. Le côté droit du tronc s'élève en ce moment. En D, le talon du pied droit (o) s'élève autant qu'il le peut, les orteils du pied gauche étant abaissés et sur le point de toucher le sol Le côté droit du tronc a maintenant atteint son niveau le plus élevé, et est en train de rouler sur le pied droit. Le côté gauche du tronc, au contraire, s'abaisse, et la jpmbe gauche se balance en avant de la droite, se préparant à se poser sur le sol.
D'après ce qui précède il sera évident que le tronc et les membres ont des mouvements de pendule qui leur sont naturels et particuUers, et dont l'étendue dépend de la longueur des parties. Un homme grand et un homme petit ne peuvent en conséquence jamais marcher au pas si l'un et l'autre marchent naturellement et à leur guise *
En parcourant une distance donnée dans un temps donné, un homme grand fera moins de pas qu'un petit, de la même manière qu'en roulant sur un espace donné, une grande roue fera moins de révolutions qu'une petite,
^ Le nombre des pas qu'une personne peut faire dans un temps donné en marche, dépend premièrement de la longueur de la jambe qui, gouvernée par les lois du pendule, se balance d'arrière en avant -, secondement de l'interruption plus ou moins prompte que la jambe éprouve dans son arc d'oscillation en se posant sur le sol. Le poids de la jambe oscillante et la vélocité du tronc servent à donner à la tète du fémur l'impulsion par laquelle le pied atteint une position verticale ; mais comme la jambe, suivant les lois du pendule, a besoin dans la marche la plus rapide d'un temps donné pour atteindre cette position, ou la moitié de sa ôourbe entière d*oscillation, il s*en suit que chaque personne a une certaine mesure pour ses pas, et un certain nombre de pas dans un temps donné, que, dans l'allure naturelle de la marche, elle ne peut pas dépasser.