‹ La locomotion chez les animauxChapitre 45 sur 130 · L'AILE EST UN LEVJER DU TROISIÈME GENRE · texte numérisé non relu

L'AILE EST UN LEVJER DU TROISIÈME GENRE

tel que celui qui est représenté en a b, et si j'y adapte une voile élastique flexible (c d) et une articulation en embpîlure (x), je n'ai qu'à saisir le roseau en a, et à le faire osciller sur x pour produire les mouvements de Taile. En abaissant la base du roseau dans la direction n e, l'aile monte comme un cerf-volant dans la diraclion j f. Pendant le mouvement ascendant l'aile vole en haut et en avant et décrit une double courbe. En élevant la base

FiG. 53.

du roseau dans la direction m a, l'aile descend comme un cerf- volant dans la direction i b. Pendant le mouvement descendant, Taile vole en bas et en avant, et décrit une double courbe. Ces courbes, quand on les unit, forment une courbe ondulée qui représente le vol progressif.

Pendant l'élévation et la chute de l'aile, une grande quantité de force tractile se développe, et si l'aile et le corps de la créature volante sont légèrement inclinés en avant, à la manière du cerf-volant, comme ils le sont invariablement pendant le vol, nécessairement toute la masse se meut en haut et en avant. A. cela il n'y a pas

d'exception. Une feuille de papier ou une carte volera si sa marge antérieure est légèrement inclinée, et si elle est projetée avec une assez grande vitesse. Les ailes de toutes les créatures volantes quand elles sont mises en vibration se tordent et se détordent autour de la partie épaisse antérieure comme la lame d'une hélice. L'aile artificielle représentée fig. 53 fait de même, c d se tordant autour ûe ab etg h autour de e f. Les ailes naturelles et artificielles, quand elles s'élèvent et s'abaissent, décrivent une courbe en 8 de chiffre dans Tespace, quand les corps auxquels elles sont attachées sont stationnaires. Quand les corps avancent, la figure en 8 s'ouvre et forme une courbe d'abord bouclée puis ondulée. J'ai montré comment les insectes, chauves-souris et oiseaux qui battent l'air de leurs ailes dans une direction plus ou moins verticale, développent un pouvoir tractile ou propulsif, et comment celui-ci en opérant sur des surfaces inclinées convenablement construites, se résume en vol. Je veux montrer maintenant que le vol peut aussi être produit par un coup très-oblique et presque horizontal de l'aile, comme dans quelques insectes, la guêpe, la grosse mouche bleue et autres mouches. Chez ces insectes l'aile accomplit des vibrations en forme de 8, godille dans l'air dans une direction très-obUque, et avec une immense énergie. Cette forme de vol ne diffère sous aucun rapport de Tautre, si ce n'est par la direction du choc, et peut être aisément imité, comme le montre l'inspection de la figure 54.

Dans cette figure, les conditions représentées fig. 53 sont exactement reproduites, la seule différence étant que dans celle-ci l'aile s'applique à l'air dans une direction plus ou moins horizontale, tandis que dans la fig. 53

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