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LE POIDS NÉCESSAIRE AU VOL

elle produit une traction verticale ; la chute verticale d'un corps armé d*ailes produit une traction oblique. La descente des poids peut aussi pousser les ailes dans une direction verticale ou horizontale ; la vibration des ailes sur Tair dans le vol naturel faisant avancer un corps- pe* sant (celui de la créature volante). Ceci montre le rôle très-important joué par le poids dans toutes sortes de vol.

Le poids nécessaire au vol. — Quoique cela puisse paraître paradoxal, une certaine quantité de poids est indispensable au vol.

En premier lieu, il donne une efficacité et une énergie particulières au coup ascendant, en agissant sur les plans inclinés formés par les ailes dans la direction du plan de progression. On peut ainsi dire que la puissance. et le poids sont réciproques, tous deux étant comme assis côte à côte et unissant leurs influences particulières pour produire un résultat commun.

En second lieu, il ajoute de la force vive au corps lourd, une fois eh mouvement, rencontrant peu de résistance de la part de Tair à travers lequel il circule comme un pendule pesant.

En troisième lieu, la simple action de tourner les ailes en avant et contre le vent pendant l'extension et la flexion représente apparemment tout l'eff'ort fait par l'animal volant, le reste étant accompli par le poids seul.

.Cette dernière circonstance mérite l'attention, d'autant plus spécialement, qu'elle semble constituer la principale difl'érence entre un volatile vivant et une machine aérienne. Si Ton construisait une machine volante con-

formément aux principes que nous observons dans la nature, le poids et la force propulsive de la machine de- • vraient agir sur les surfaces de sustentation et de propulsion de la machine quelle que fût leur forme, et celles-ci à leur tour devraient opérer sur Tair, et vice verssi. Dans la machine aérienne, telle qu'on Ta imaginée jusqu'à présent, il n'y a aucune sympathie entre le poids à élever et la puissance élévatrice, tandis que dans le vol naturel, les ailes et le poids de la créature volante agissent de concert et réciproquement, les ailes élevant le corps pendant un instant, le corps par sa chute élevant les ailes pendant le suivant. Quand les ailes élèvent le corps, elles sont actives, le corps étant passif. Quand le corps élève les ailes, 11 est actif, les ailes étant passives. La force résidant dans les ailes et la force résidant dans le corps (le poids est une force quand le corps est abandonné dans l'espace, et libre de tomber dans une direction verticale) font que l'animal volant oscille de côté et d'autre d'une ligne imaginaire — cette ligne correspondant au parcours de Tinsecte, de la chauve-souris ou de l'oiseau dans l'air. Tandis que les ailes et le corps agissent et réagissent l'un sur l'autre, les ailes, le corps et l'air agissent et réagissent pareillement les uns sur les autres. Dans le vol des in- * sectes, des chauves-souris et des oiseaux, le poids doit être regardé comme une puissance motrice indépendante, cette puissance agissant sur la surface oblique présentée par les ailes en même temps que la puissance développée par l'animal — cette dernière étant T?ar cette disposition conservée dans une étendue remarquable. Le poids aidé par les ligaments élastiques ou ressorts qui ramènent toutes les ailes dans la flexion, doit être regardé comme

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