‹ La locomotion chez les animauxChapitre 53 sur 130 · EXPLICATION DE LA RAPIDITÉ DE L'AILE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA RAPIDITÉ DE L'AILE

que fig. 56. Ainsi si l'on représente par a b, flg. 56, la baguette articulée en x, elle traverse l'espace dbf dans le même temps que l'espace jkl; et jkl dans le même temps que ghi, eighi dans le même temps que e a c,

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qui est l'aire occupée par le thorax de l'insecte. Si cependant la portion de la baguette b parcourt l'espace dbf, dans le même temps que la portion a parcourt l'espace e a c, il suit nécessairement que la portion de baguette

' Dans ce diagramme, c'est à dessein que j'ai représenté l'aile droite par une baguette droite rigide. L'aile naturelle est cependant courbée, flexible et élastique. Elle se meut également suivant des courbes, les courbes étant plus accentuées, comme on le voit en mn, op à la fin des coups ascendants et descendants. Les courbes qui sont de doubles 8 de chiflre, se rencontrent vers le milieu des coups (a r). Cette remarque reste vraie pour toutes les ailes naturelles et pour toutes les ailes artificielles convenablement construites. Les courbes et leur renversement sont nécessaires pour donner la continuité de mouvement à l'aile pendant SCS vibrations, et ce qui n'est pas moins important, pour permettre à Taile de saisir et d'abandonner l'air.

marquée a, se meut plus lentement que celle marquée 6. Les muscles de l'insecte sont appliqués au point a, agissent sur de courts leviers (le point en question correspondant au thorax de Tinsecte), de façon qu'un mouvement comparativement lent et limité de la base produise la merveilleuse vitesse observée au sommet ; le sommet et le corps de Taile produisant par la rapide oscillation de celles-ci l'espèce de tache qui impressionne l'œil (fig. 64, 65 et 66, p. 192). Sans celte manière d'augmenter la vitesse créée à l'origine par le système musculaire, il serait difficile de comprendre comment les ailes pourraient être poussées avec la vitesse qu'on leur attribue. On dit que l'aile de la mouche à viande fait 300 coups par seconde, c'est-à-dire 18000 par minute. Il me semble que s'ils se contractaient 18000 fois par minute, les muscles seraient épuisés dans quelques secondes, état de choses qui rendrait le vol continu impossible. (Le cœur se contracte seulement entre soixante et soixante-dix fois par minute.) Je suis donc disposé à croire que le nombre des contractions faites par les muscles thoraciques des insectes a été grandement exagéré ; la haute vitesse avec laquelle l'aile est mise en vibration étant due moins aux contractions séparées et soudaines des muscles à sa base qu'au fait que la vitesse des différentes parties de l'aile s'accroît en raison directe de la distance de ces parties au point d'action, comme on l'a déjà expUqué. La vitesse est certainement une chose de grande importance dans les mouvements de l'aile, puisque sa puissance élévatrice et propulsive dépend en grande partie de la rapidité avec laquelle elle est poussée. La vitesse, cependant, peut se produire de deux manières — soit par une série de mou-

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