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SURFACE DE L'AILE EN EXCÈS

Papillon, — 16° exp. — Supprimé les moitiés postérieures de la première paire du papillon blanc. Vol parfait.

17« exp. — Supprimé les moitiés postérieures de la première et de la seconde paire d'ailes. Vol peu fort, mais encore parfait. Si l'on enlève des portions plus grandes des ailes postérieures, l'insecte peut encore voler, mais avec grand effort, et tombe à terre à une faible distance.

18« exp, — Quand on coupe les extrémités (le sixième extérieur] de la première et de la seconde paire d'ailes, le vol n'est en aucune manière altéré. Quand on en détache davantage l'insecte ne peut pas voler.

19e ^xp. — Supprimé les ailes postérieures du papillon brun. Vol non altéré.

20* exp, — Supprimé en outre une petite portion (un sixième) des extrémités des ailes antérieures. Vol encore parfait; l'insecte a volé plus de dix yards.

21" exp. — Enlevé en outre une portion (un huitième) du bord postérieur des ailes antérieures. L'insecte a volé très-imparfaitement et est retombé sur le sol, à environ un yard du point de départ.

Moineaux des maisons. — Le moineau est un oiseau lourd à petites ailes, ayant besoin, imaginerait-on, de toute la surface de ses ailes. Ce n'est cependant pas le cas comme le montrent les expériences ci-dessous.

22* exp. — Détaché la moitié des plumes de chaque aile dans le sens du grand axe de l'aile, les primaires laissées intactes. Vol aussi parfait qu avant la mutilation. Dans cette expérience on a opéré une aile avant l'autre afm d'éprouver la faculté du balancement. L'oiseau a

parfaitement volé soit avec une, soit avec deux ailes coupées.

23c Qxp. — Détaché la moitié des plumes secondaires et un quart des primaires de chaque côté suivant le grand axe de l'aile. Vol pas du tout altéré. L'oiseau dans cet exemple a volé plus de 30 yards, et après s'être élevé à une hauteur considérable il alla se percher sur un arbre voisin.

24^ exp, — Détaché à peu près la moitié des plumes primaires selon le grand axe de chaque aile, les secondaires restant intactes. Quand on eut opéré sur une seule aile, le vol fut parfait, quand on les eut rognées toutes les deux, il fut encore parfait mais légèrement pénible.

25*^ exp. — Détaché un peu plus du tiers des plumes primaires et secondaires de chaque aile suivant le grand axe de l'aile. Dans ce cas l'oiseau vola avec un effort évident, mais fut néanmoins capable d'atteindre une hauteur très-considérable.

Des expériences 1, 2, 7, 8, 10, 43, 16, 22, 23, 24 et 25, il semblerait qu'on peut prendre de grandes libertés avec le bord postérieur ou mince de l'aile et que les dimensions de l'aile dans ce sens peuvent être matériellement diminuées sans détruire ou même diminuer d'un degré appréciable la faculté du vol. Ceci est mis hors de doute par le fait indiqué par sir George Gayley, et pleinement expUqué par M. Wenham, que dans toutes les ailes, particulièrement les longues et étroites, la puissance élévatrice appartient au bord antérieur. Ces expériences prouvent que la courbure en avant de la marge postérieure des ailes pendant le coup descendant n'est pas nécessaire au vol.

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