ARTICULATIONS DES A1LE
corps vers les extrémités de l'Eûle, et ainsi des divers
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groupes de couvertures. Cette disposition est nécessaire parce que la compression des plumes pendant
le vol augmente en proportion de leur distance da tronc.
La manière dont les racines des plumes primaires, secondaires et tertiaires sont engrenées Tune dans l'autre pour tourner dans une direction pendant la flexion, et dans une autre et opposée pendant l'extension, se voit fig. 98, 99, 100 et 101. Dans la flexion, les plumes s'ouvrent et permettent à Tair de les traverser. Dans l'extension, elles se rapprochent et rendent l'aile aussi imperméable que celle de la chauve- souris ou de l'insecte. Les plumes primaires, secondaires et tertiaires ont donc une action valvulaire.
Vailecle V oiseau n'est pas t'oujoursouvertedelamême quantité pendant le coup ascendant, — Les dispositions compliquées et les adaptations pour accroître la surface de l'aile et la rendre imperméable pendant le coup descendant, et pour diminuer la surface et l'entr'ouvrir pendant le coup ascendant, quoique nécessaire au vol des oiseaux à corps lourds à courtes ailes comme la grive, la perdrix et le faisan, ne sont pas du tout indispensables au vol des oiseaux océaniques à longues ailes, excepté quand il s'agit de s'élever d'une surface de niveau. Les oiseaux lourds à courtes ailes n'ont pas non plus besoin de plier et d'ouvrir l'aile pendant le coup ascendant de la même quantité dans tous les cas ; il faut la plier et Tentr' ouvrir moins quand ils volent contre le vent et quand ils sont convenablement lancés. Tous les oiseaux océaniques, môme l'albatros, ont besoin de plier et de battre leurs ailes vigoureusement quand ils s'élèvent de la surface de l'eau • Quand, cependant, ils ont acquis un certain degré de