OUVERTURE VARIABLE DE L'AILE
momentum, et quand ils voyagent avec une vitesse horizontale, ils peuvent dans une grande mesure se dispenser d'ouvrir les ailes pendant le coup ascendant — et même dans beaucoup de cas se dispenser de ramer. C'est particulièrement vrai pour l'albatros qui, s'il souffle une brise tolérable, peut planer pendant une heure sans battre une seule fois de Taile. Dans ce cas, l'aile est menée d'une seule pièce, comme l'aile de l'insecte, l'oiseau simplement vissant et dévissant son aile sur le vent et hors du vent, et exerçant une influence restreignante — la brise faisant la partie principale de la besogne. Chez la chauve-souris, l'aile est articulée comme chez l'oiseau, et repliée pendant le coup ascendant. Comme cependant, ainsi qu'on l'a déjà dit, l'aile de la chauve-souris est couverte d'une membrane continue et plus ou moins élastique, il suit qu'elle ne peut s'entrouvrir pendant le coup ascendant pour se laisser traverser par l'air. Le vol de la chauve-souris est donc assuré par une diminution et un accroissement de surface pendant les coups ascendant et descendant — l'aile tournant sur sa racine et le long de sa marge antérieure, et présentant une variété de surfaces comme celles du cerf-volant pendant sa montée et sa descente, précisément comme chez Voiseau (fig. 80, p. 206, et fig. 83, p. 218).
La flexion de l'aile nécessaire au vol des oiseaux. - Il existe une grande diversité d'opinions sur le point de savoir si les oiseaux fléchissent ou non leurs ailes en volant. Le dissentiment est dû à la grande difficulté que l'on éprouve à analyser les mouvements des animaux, particulièrement comme dans le cas des ailes, quand
252 PROGRESSION DANS OU A TRAVERS L'AIR ils se succèdent rapidement. Mon opinion est que toutes les ailes se fléchissent pendant le vol, mais qu'elles ne se fléchissent pas de la même quantité, et que ce qui est vrai d'une aile n'est pas nécessairement vrai d'une autre. Pour voir convenablement la flexion de l'aile, l'observateur doit être immédiatement au-dessus ou directement au-dessous de l'oiseau. Si l'on regarde l'oiseau de devant,
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de derrière ou de côté, les coups ascendant et descendant de l'aile distraient l'attention et compliquent le mouvement au point de rendre l'observation de peu de valeur. En observant des grolles volant à loisir contre une faible brise, je me suis de plus en plus convaincu que les ailes se fléchissent pendant la flexion, et que la flexion et l'extension simples, avec très-peu de choc descendant, suffisent dans ces cas à la propulsion. Je l'ai aussi observé