FLEXION DE L'AILE NÉCESSAIRE AU YOL
vol, tout autant que pour aider à disposer Taile sur le dos ou le côté du corps, quand elle est passive et que Tanimal se repose. La flexion de l'aile est des plus visibles quand l'oiseau fait des efforts, et se découvre chez les oiseaux voiliers ou planeurs quand ils s'élèvent ou quand ils battent vigoureusement des ailes pour assurer l'élan né-
FiG. 103. — MoDtrant les leviers tordus oa vis formés par les ailes de la mouette. Comparez à la fig. 53, p. 149; et aux fig. 76, 77 et 78, p. 202, et fîg. 82 et 83, p. 218. — Originale.
cessaire au planement. Il est moins marqué à la jointure du coude qu'à celle du poignet; et l'on peut dire en général que quand la flexion décroît, le mouvement de torsion de l'aile, semblable à celui du fléau, augmente à l'épaule, et vice versa — la grande différence entre les oiseaux voiliers et ceux qui ne planent pas se résumant en ceci : que chez les oiseaux voiliers^ l'aile est mue à l'épaule en roulant sur le vent et s'en retirant alternativement, comme chez les insectes ; tandis que chez les oiseaux qui ne planent pas le mouvement en spirale se propage le long du bras, comme chez les chauves-souris, et se manifeste pendant la flexion et l'extension par le rapprochement des articulations, et par la rotation des os de l'aile sur leurs axes. La conformation spirale des ailes à laquelle on a si souvent fait allusion se voit mieux chez
les oiseaux à corps lourds comme le diDdoD, le faisan et la perdrix ; et c'est ici que la forme concavo-convexe de Taile est la plus saisissable. Chez les oiseaux à corps léger à grandes ailes, le montant de la torsion diminue, et, comme résultat, Taile est plus ou moins aplatie, comme chez la mouette de mer.
Considération des forces qui meuvent les ailes des insectes, — Dans le thorax des insectes, les muscles sont arrangés en deux principaux groupes en forme de croix, c'est-à-dire qu'il y a un puissant groupe vertical qui s'étend de haut en bas, et un groupe puissant antéro-postérieur qui va d'avant en arrière. Il y a de même quelques minces muscles qui s'avancent dans une direction plus ou moins oblique. Les groupes de muscles antéro-postérieur et vertical sont tout à fait distincts^ comme le sont également les muscles obUques. Cependant quelques portions des muscles verticaux et obhquesse terminent à la racine de l'aile en pointes d'apparence gélatineuse, qui ressemblent grandement à des tendons rudimentaires, de manière que je penche à croire que les muscles verticaux et obliques exercent une action directe sur les mouvements de l'aile. Le raccourcissement du groupe de muscles antéro-postérieur (aidé par les obliques) a précisément l'effet opposé, et nécessite son ascension. Tandis que l'aile monte et descend, les muscles obliques la font tourner sur son grand axe; la division en deux parties de l'aile à sa racine, la configuration spirale de l'articulation et la disposition des tissus élastique et autres qui unissent l'aile au corps, en même temps que la résistance qu'elle éprouve de la part de l'air, lui communiquent les angles