LE COUP EFFECTIF EST DONNÉ EN AVANT
heurte Tair dans une direction en bas et en arrière (si on l'abandonne à elle-même), tendra à abaisser le corps qui la porte. Cela se prouve par Taction sur Tair de plans inclinés, libres, disposés en forme d*hélice.
L'aile agit comme élévateur, propulseur et support à la fois pendant Vextension et la flexion. — L'aile, comme on Ta expliqué, est ramenée ou retirée du vent principalement par la contraction des ligaments élastiques s* étendant entre les articulations, de sorte que, pendant la flexion, l'aile jouit d'un certain degré de repos. Le temps occupé à ramener n est pas perdu tant que l'aile fait un angle avec Ihorizon, et que l'oiseau est en mouvement, et il importe peu que Taile agisse sur l'air, ou que l'air agisse sur l'aile tant que le corps qui porte celle-ci est lancé ; et c'est la principale raison pour laqueUe l'albatros, qui est un oiseau si pesant S peut planer sans battre le moins du monde les ailes pendant d'aussi incroyables périodes. Le capitaine Hutton décrit ainsi d'une manière saisissante le vol de ce magnifique oiseau : — « Le vol de l'albatros est véritablement majestueux, quand il plane au-dessus de la surface de la mer, les ailes étendues et sans mouvement, — tantôt s'élevant au haut des airs, tantôt d'un coup hardi, et les ailes inclinées sur l'horizon, descendant jusqu'à ce que leur extrémité la plus basse effleure à peine la crête des vagues au-dessus desquelles il plane 2. >
1 Le poids moyen de Talbatros donné par Gould est 17 livres. — Ibis, 2« série, vol. i, 1865, p. 295.
^ Sur quelques oiseaux habitant l'Océan austral, par le capitaine F. W. Hutton. — Ibis. 3« série, vol. i, 1865, p. 282.
Vol des oiseaux divisible en quatre espèces :
1. Celui des oiseaux à corps lourds, à ailes courtes qui ont un mouvement rapide (fig. 59, p. 175).
2. Celui des oiseaux à corps léger et grandes ailes, qui volent à loisir (fig. 60, p. 175; fig. 103, p. 255).
3. Celui des oiseaux à corps lourds et à ailes longues et étroites, ayant un mouvement décidément lent (fig. 105, p. 275).
4. Celui des intermédiaires, sous le rapport de la taille du corps, des dimensions de l'aile et de l'énergie avec laquelle elle est menée (fig. 102, p. 252; fig, 106, p. 279; fig. 107, p. 280).
Ils peuvent être subdivisés en ceux qui flottent, glissent ou planent, et ceux qui volent en ligne droite et irrégulièrement.
Le faisan, la perdrix (fig. 59, p. 175), la grive et la caille fournissent de bons exemples des oiseaux à corps lourds et à courtes ailes. Chez ceux-ci l'aile est arrondie et fortement concave. Elle est de plus menée avec une vélocité et une puissance immenses.
Le héron (fig. 60, p. 175), la mouette de mer (fig. 103,
Fig. 104. — La chouette du Cap {Strix capensiSj Smith) en plein vol, chassant. La surface inférieure et le corps ont une inclinaison légèrement ascendante et agissant sur l'air à la manière d'un cerf-volaut. Comparez à la tig. 59, p. 175, et 102, p. 252. — Originale.
p. 255), rengoulevent (fig. 63, p. 191) et le hibou (fig. 104) fournissent des exemples de la seconde classe, où l'aile par rapport au corps est très- grande, et est par con-