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QUATRE ESPÈCES DE VOL

séquent menée plas à loisir et avec moins d'énergie.

L'albatros (flg. 105, p. 275) et le pélican présentent des ( exemples de la troisième classe, embrassant les oiseaux à ^ corps lourds et àlong.ues ailes. I

Le canard (flg. 107, p. 280), le pigeon [ûg. 106, p. 279), la corneille et la grive, sont intermédiaires à la fois quant à la taille de l'aile et h la rapidité avec laquelle elle est mise en oscillation. Ils constituent la quatrième classe.

L'albatros (flg. 105, p. 275), l'hirondelle, l'aigle et lé faucon fournissent des exemples d'oiseaux voiliers oii planeurs, où l'aile est ample, allongée, et plus ou moind pointue et où l'on prend avantage du poids du corps et dé la force de Taile pour utiliser Tair comme milieu soutenant. Chez ceux-ci Taile agit comme un long levier i, et

1 Avantages possédés par les longues ailes* — Les aUes longues et étroites sont plus effectives comme élévateurs et propulseùrti, à cause de ce fait (indiqué par M. Wenham), qu'à de grandes ritesses avec des incidences trés-obUques, Teffet de support se trant* met au bord antérieur de Taile. C'est dans ce sens que « la surface propulsive efficace d^une hélice k deux lames est le total de son cercle entier de révolution. » Un principe semblable fût annoncé par Sir George Cayley il y a plus de cinquai te. ans. « Quand elle fait des angles trèa^aigus avec le courantj il parait que le centre de résistance de la voile ne coïncide pas avec lé centre de sa surface, mais est considérahlement en avant. Quand l'obliquité du courant décroit, ces centres se rapprochent» et coïncident quand le courant devient perpendiculaire au plan; delà, tonte déviaticm de la machine en avant ou en arriére déplace le centre de support en avant ou en arriére du point de suspension ». — loumal de Nicholson, vol. xxv, p. 83. yuand la vitesse de l'oiseau mAgraH' dément accélérée, et que la couche dPair franchie pendant un tempB donné s'accroît énormément^ le soutien présenté par l'air àtax plans inclinés formés par les ailes cet également augmenté, La preuve en est dans le vol rapide des oiseaux voiliera on planeurs, quand les ailes se meuvent à longs intervalles et tout à liait à loisir. Le même principe assure le patin qol gUsse avec impétuosité sur 4e la glace trop peu épaisse, et la minoe pierre plate projetée le long de la surface d'une eau tranquille. La vitesse du mouvement eau pèche dans les deux cas de plonger, en ne donnant jm aux pavU* . cules qui soutiennent le tempe de se séparer.

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est menée avec une grande précision et une grande puissance particulièrement à Tépaule.

Le vol de l'albatros comparé au mouvement d'une boussole sur sa double suspension, — Un examen attentif des mouvements des oiseaux planeurs m'a conduit à conclure que par une judicieuse torsion ou action en hélice des ailes à l'épaule, pendant laquelle les ailes sont alternativement rapprochées et éloignées de la tète d'une manière analogue à ce qui a lieu aux hanches quand on patine sans lever les pieds, des oiseaux de cette espèce peuvent non-seulement conserver le moiivement qu'ils ont créé par quelques coups énergiques, mais, s'il est nécessaire, l'accroître effectivement, et cela sans courber l'aile ou battre l'air.

L'action en hélice, en avant et en arrière dont nous parlons, ne trouble en aucune manière la rotation de l'aile sur son grand axe, l'aile étant alternativement avancée et vissée dans le vent, puis retirée et dévissée. Comme les mouvements décrits permettent à l'oiseau d'incliner son corps d'avant en arrière, ou inversement et d'un côté à l'autre ou latéralement, on peut le représenter comme oscillant sur l'un des deux centres comme on le voit fig. 105; l'un correspondant au grand axe du corps (fig. 105, ab), l'autre au grand axe des ailes (cd). Entre ces deux extrêmes, toute variété de mouvement, de glissement ou de planement, possible à la boussole de marine posée sur une double suspension, peut être exécutée; de sorte qu'un oiseau planeur ou voilier peut être considéré comme possédant un parfait commandement sur lui-même et sur l'élément dans lequel il se meut.

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