DIVERSITÉ DES SURFACES MOTRICES
tance, et occasionnent le minimum de déplaxiem^nU Dans Tair les ailes éprouvent le minimum de résistance et effectuent le maximum de déplacement ; Teau est intermédiaire à la fois par rapport au degré de résistance offerte et à la somme de déplacement produit. La vitesse d'un animal est déterminée par sa forme, sa masse, sa puissance et la densité du milieu sur lequel ou dans lequel il se meut. Il est plus difficile de marcher sur le sable ou la neige que sur une route macadamisée. De même, à moins que les surfaces motrices ne soient spécialement modifiées, il est plus fatigant de nager que de marcher, de voler qUe de nager. Ceci provient du déplacement produit, et par suite, du manque de résistance. Le sol fournit des points d'appui aux leviers formés par les extrémités des surfaces motrices des animaux terrestres; Teau fournit les points d'appui aux leviers formés par la queue et les nageoires des poissons, mammifères marins, etc. ; et l'air des points d'appui aux leviers formés par les ailes des insectes, chauves-souris et oiseaux. Le point d'appui fourni par le sol est immobile, ceux fournis par l'eau etTair sont mobiles. La mobilité ou l'immobilité des points d'appui constituent la principale différence entre marcher, nager et voler; les surfaces motrices de l'animal croissant en dimension à mesure que le milieu à traverser devient plus dense et le point d'appui plus mobile. Ainsi les animaux terrestres ont des surfaces mo« trices plus petites que les amphibies, les amphibies que les poissons, et les poissons que les insectes, les chauvessouris et les oiseaux. Il y a un autre point à étudier, connexe avec les points d'appui rigides ou mobiles, c'est la résistance présentée au mouvement en avant. Un animal
terrestre est soutenu par la terre, et éprouve peu de résistance de la part de l'air qu'il déplace à moins qu'il n'atteigne une grande vitesse. Son frottement principal est celui qu'occasionne le contact de ses surfaces motrices avec le sol. Si celles-ci sont petites, la vitesse est généralement grande comme chez les quadrupèdes. Un poisson, ou un mammifère marin est à peu près de la même pesanteur spécifique que Veau qu'il habite ; en d'autres termes, il est soutenu avec aussi peu ou moins d'effort que ranimai terrestre. Comme cependant le fluide dans lequel il se meut est plus dense que l'air, la résistance qu'il éprouve dans son mouvement en avant est plus grande que celle qu'éprouvent les animaux terrestres, les insectes, les chauves-souris et les oiseaux. Comme conséquence, les poissons ont pour la plupart une forme elliptique; cette forme étant celle qui leur permet de fendre l'eau avec le plus de facilité. Un animal volant est immensément plus lourd que l'air. Le soutien qu'il reçoit et la résistance qu'il éprouve dans son mouvement en avant sont réduites au minimum. Le vol, à cause de la légèreté de l'air, est infiniment plus rapide que la marche, la course, la nage. L'animal volant reçoit un appui de l'air en accroissant la dimension de ses surfaces motrices, qui agissent à la manière de plans inclinés tordus ou de cerfs- volants.
Quand un insecte, une chauve-souris ou un oiseau est lancé dans l'espace, son poids (à cause de la tendance qu'ont tous les corps à tomber verticalement) presse sur les plans inclinés ou cerfs-volants formés par les ailes, se convertit directement en force de propulsion, et indirectement en force de suspension, en puissance soutenante. Cela peut se prouver par expérience, comme je le mon-