‹ La locomotion chez les animauxChapitre 91 sur 130 · PUISSANCE ÉLÉVATOIRE DES OISEAUX · texte numérisé non relu

PUISSANCE ÉLÉVATOIRE DES OISEAUX

Puissance élévatoire des oiseaux. — La puissance musculaire des oiseaux est ordinairement en grand excès, particulièrement chez les oiseaux de proie, comme par exemple les condors, les aigles, les faucons et les hiboux. Les aigles sont remarquables à cet égard — on sait qu'ils enlèvent de jeunes biches, des agneaux, des lapins, des lièvres, et, c'est avéré, même de jeunes enfants. Beaucoup d'oiseaux pêcheurs, comme les pélicans et les hérons, peuvent de même porter des charges considérables de poisson ^ ; et même des oiseaux plus petits, comme on le revoit au printemps, peuvent transporter, pour bâtir, des brindilles relativement grandes. Tai moi-môme vu un hibou qui pesait un peu plus de 10 onces, enlever 2 1/2 onces ou un quart de son poids, sans efforts, après avoir jeûné vingt- quatre heures; et un de mes amis m'informe qu'on a tué, il y a peu de temps, à Littlehampton, sur la côte de Sussex, une splendide orfiraie ayant un poisson de 5 livres au bec.

Il y a bien des points dans l'histoire et les mœurs des oiseaux qui méritent notre sympathie et attirent notre admiration. Leur indubitable courage et leurs merveilleuses facultés de voler les revotent d'une dignité supérieure, et leur assurent, pour ainsi dire, une double existence. L'hirondelle si firôle, si minime qa*eUe paraisee, |ieut traverser 1000 milles en un seul voyage; elFaliMitrôs,, dédaignant boussole et frontières, se confie hardiment peadiant des semaines à la merci, à la fiirie du puissant ecéàn. Le gigantesque condor des Andes s'élève, par sa souveraine volonté, à des hauteurs où aucun brait ne s'entend plus,

^ Le héron a rhabitude, quand il est poursuivi parle ^ucoti, de dégorger les produits de sa récolte, aflii de diminuer son poids»

282 PROGRESSION DANS OU A TRAVERS L'AIR sauf les sons aériens de ses vastes ailes, et d'un point invisible relève dans une solitaire grandeur l'immense étendue des plaines et des prairies i ; tandis que l'aigle chauve nullement épouvanté du fracas et de l'indescriptible confusion de la reine des cataractes, l'effroyable Niagara, se pose avec calme sur son aire vertigineuse, jusqu'il ce que son penchant ou son caprice le fasse plonger au milieu, ou s'élever au-dessus du brouillard humide et sans forme qui de tous côtés s'élève perpétuellement des eaux frémissantes de la chaudière inférieure.

■ Le condor, en quelques c

e hauUur de six milles.

pioie. — b'apris te Gfitp'nque

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