‹ La loge théosophiqueChapitre 4 sur 9 · L ÉTUDE EN COMMUN · texte numérisé non relu

L ÉTUDE EN COMMUN

Eludiez donc ! car l’un de nos buis est de former de vrais étudiants qui puissent alors répandre dans le monde les vérités théosophiques.

2° Mais ce n'est pas tout. Ces études, très utiles pendant la vie que nous menons en ce moment, ne le sont pas moins après la mort. Le Dévakhan des étudiants théosophiques est une chose beaucoup plus grande, plus riche et plus magnifique que le Dévakhan de ceux qui n'étudient point. Si vous commencez ici-bas des études approfondies, vous semez des graines dont vous récolterez les fruits au-delà. Toutes ces études commencées ici-bas, vous pourrez les poursuivre au delà; bien plus, non contents de poursuivre dans le Dévakhan les études commencées dans les Loges théosophiques, vous ferez de chaque grand auteur, dont vous aurez étudié les œuvres, un ami sur et fidèle dans ce Dévakhan.

Lorsque l’on étudie avec soin le livre d'un grand auteur, on donne naissance à des liens magnétiques entre son propre corps mental et celui de l'auteur : le corps mental reproduit les images de la pensée de l'auteur et ses vibrations vont jusqu'au corps mental dudit auteur : l'étudiant et l’auteur vibrent à l'unisson, et, dans le Dévakhan, ces vibrations créent un lien magnétique qui joint les deux êtres.

Ainsi, si vous voulez susciter nu delà de la mort le compagnon de votre Dévakhan, si vous voulez vous trouver dans une société superbe, au point de vue intellectuel, vous pouvez vous préparer cette grande compagnie dans les loges théosophiques.

Mais, pour cela, il ne faut pas seulement lire, il fauL étudier; c’est par la pensée et non par les mots que Ton crée ces liens, et c’est seulemenl lorsque, dans le‘ corps mental, les pensées de l’auteur se reproduisent divines et vivantes, que ces liens prennent naissance.

3° A la lecture d’un grand auteur, vous devez toujours avoir en vue la création possible de ces liens; vous devez essayer de suivre non les mots, maisles pensées de l’auteur, de reproduire en vousmême ces pensées, de voir les images qu’il a vues.

Ce que je dis s’applique touL particulièrement aux ouvrages de Mme H.- P. Blavatsky. Mme Blavatsky a vu très clairement des choses occultes; dans ses livres, elle s'efforce toujours de décrire des images qu’elle a devant les yeux; donc, en lisant scs œuvres, vous devez essayer de voir ce qu’elle a vu, c’est-à-dire de méditer sur les idées en oubliant les paroles, de les saisir et de les comprendre comme si un tableau se déroulait devant

vous.

l’étude en commun

Si vous parvenez à rendro objectif le tableau qu’elle dépeint, vous comprendrez bien mieux tout ce qu’elle dit que lorsque vous lirez simplement les mots.

Ce que je dis de Mme Blavatsky est vrai pour tous les grands auteurs : la différence que l’on remarque, lorsqu’on regarde un tableau et lorsque l’on cherche à le décrire à qui ne l a pas vu, est exactement la meme qui existe entre les paroles et les idées ; celui qui pense voit beaucoup plus qu'il ne peut décrire.

Ainsi quand je vous parle, si votre corps mental vibre avec le mien, en réponse aux pensées que j’exprime, vous comprendrez une bien plus grande partie de ces pensées que vous ne le pourriez faire en vous attachant seulement aux paroles qui sortent de mes lèvres.

N’avez-vous jamais remarqué, en assistant à quelque conférence théosophique, que vous comprenez très bien sur le moment tout ce que l’on vous dit, mais que, le lendemain il vous est impossible de reproduire les idées et les pensées ; pour quelle raison ? C’est parce que l’orateur, au moment ou il parle, émet des pensées qu’il projette sur la foule, il décrit de grands tableaux de pensée qui fonL vibrer à l’unisson le corps mental des auditeurs ; tandis qu’au contraire, les

LA LOGE TIIÉOSOPIIIQUL

mêmes «auditeurs ne peuvent plus le lendemain reproduire dans leur intégralité les vibrations qu’avaient éveillées dans leur corps mental les pensées de l’orateur.

11 en est de même avec les auteurs dont vous lisez les œuvres : si vous pouvez sentir toutes ces vibrations qui émanent de leurs idées, vous vous trouverez lié, dans le Dévakhan, avec cet auteur, qui, sur le plan mental, deviendra votre instructeur.

Ainsi, par l’élude, on développe le cerveau, on organise le corps mental, on crée des liens magné- ( iques avec les auteurs étudiés. Voilà trois grandes choses qui s’accomplissent par l’étude et que vous devez connaître lorsque vous venez dans vos loges afin d’y remplir ces trois devoirs d’une manière de plus en plus parfaite.

Ainsi la loge théosophiqueestun centred’études. C'est aussi un lieu dans lequel au doit répandre les vérités que l'on a étudiées. Le public doit, de temps en temps, venir dans vos loges (1) afin de recevoir de vous les idées que vous avez étudiées

(1) S’il n’y a pas de Siège central dans l’endroit considéré.

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