L’ÉCONOMIQUE ET LE SOCIAL
Pour vaincre la crise économique 1l ne suflit pas d’apporter des projets nombreux de réforme en matière commerciale, monétaire, fiscale, qui visent des points particuliers; 1l faudrait encore s’attacher aux problèmes sociaux permanents comme celui du paupérisme. Quelques pétitions s’y sont attachées. Certaines ont abordé le problème d’une manière générale, très théorique; leurs auteurs cherchant le moyen d’éteindre totalement ie paupérisme, ils préconisent « un rapprochement des fortunes, des moyens de subsister », et c’est l’idée du bien public qui les guide vers une conception encore très floue du droit au travail et d’un certain minimum de vie pour chaque-individu : « le bien public exige... que des particuliers qui se rendent utiles par leur travail n’acquièrent pas le moyen de passer leur vie dans le désœuvrement, que des sommes d'argent ne s'accumulent pas chez le même homme (2). »
D’autres se sont dun à une difficulté plus circonscrite, celle du prix du pain, denrée de première nécessité. Le commerce des grains doit-il être hbre, et leur prix laissé au libre jeu de la concurrence (3) ? Îl est très intéressant de constater que ces questions économiques sont abordées sous l’angle de la
(1) Arch. nat. D xxv. 117. 914. Lettre d' un habitant de la Martinique à tous les amis des noirs ou négromanes de France fARORRRe s. d.
(2) Arch. nat. D vr. 2. 5. Pétition de Pernet, à Paris, faubourg PUS -Antoine, 25 août 1790. 3 (3) Arch. nat. D xur. 1.8. 3. Réflexions sur la liberté ce commerce des grains et sur leur prix. Mémoire d’un fonctionnaire du grenier à.sel de Mantes, 23 nO-.
vembre 1789.