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Production virile du siècle, à la fin

l'individu qui conçoit l'hypothèse 97

sarit que « la pierre d'aimant a une ème », et, d'une manière plus générale, il affirma que « tout est plein de dieux* ». Cette conception de puissances attribuées aux éléments de la matière n'a pas été sans influence sur la théorie des formes substantielles et des causes occultes, théorie contre laquelle la physique moderne a dû soutenir ] des luttes longues et ardentes.

Au moyen âge, l'autorité de la tradition scientifique a lourdement pesé sur l'indépendance des recherches. A dater du xni® siècle, par l'influence d'Albert le Grand et plus encore de saint Thomas, cette autorité de la tradition s'est concentrée et comme personnifiée en Aristote. On cherchait dans les textes d' Aristote, non seulement des règles de logique et certains principes de métaphysique, ce que nous pouvons faire encore avec avantage, mais les principes des sciences naturelles. Son autorité s'est opposée alors, soit à l'étude directe de la nature, soit même à l'examen des doctrines de l'école de Pythagore, qui, sur plus d'un point, avait possédé des lumières qu' Aristote a méconnues, et qu'il a éteintes en les méconnaissant. Les textes du Philosophe^ comme on appelait alors le précepteur d'Alexandre, avaient en quelque sorte le rang d'axiomes, et l'on en déduisait les conséquences par la méthode à priori. J'ai déjà fourni un exemple de ce procédé ^ ; en voici un autre tiré des œuvres de saint Thomas : « Question : La lumière est-elle un corps? Aris- i tote dit que la lumière est une espèce de feu ; or le feu est i un corps; donc la lumière aussi. » Cet exemple est tex-

1. Aristote, Traité de Vdme, livre I, chap. u, § 14, et chap. v, § 17.

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