‹ La logique de l'hypothèseChapitre 38 sur 152 · Galilée, par le docteur Parchappe, p · texte numérisé non relu

Galilée, par le docteur Parchappe, p

2. The power of God in his animal creatio?i. Brochure in-i2', sans date.

l'individu qui conçoit l'hypothèse 103

ont eu le tort de se prononcer, et souvent avec vivacité, sur un problème dont ils connaissent peu les éléments et apprécient mal la portée. Les adversaires des théologiens ne sont pas restés en arrière dans ce débat, en fait de préoccupations passionnées. On peut facilement le démontrer par une remarque à laquelle j'ai déjà fait allusion \ Plusieurs savants ont affirmé que les diverses races ■d'hommes sont trop différentes pour qu'il soit possible de leur attribuer une souche commune, et ils ont contredit, <3omme contraire aux données de l'observation, la thèse Ihéologique que tout le genre humain provient d'un couple unique. D'autres cherchent maintenant une arme •contre la tradition religieuse dans l'idée que tous les êtres :4>rganisés, l'homme compris, proviennent, par voie de génération régulière, d'organismes primitifs semblables. J'ai demandé un jour à François- Jules Pictet s'il ne pensait pas que tel de ses confrères en science naturelle avait lioutenu l'impossibilité de faire dériver tous les hommes <l'un même couple et, quelques mois après, avait affirmé •que tous les êtres organisés peuvent provenir d'ancêtres identiques. Il me répondit : oui, sans hésiter. N'est-il pas manifeste que ce brusque changement d'opinion ne peut s'expliquer que par l'influence indue d'une préoccupation relative aux questions religieuses ?

Le savant qui veut rester fidèle à sa mission doit se libérer de toute influence étrangère à l'objet dé son étude, pour conserver la pleine liberté de ses observations et de -ses hypothèses. Il n'en résulte pas que l'indépendance

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