Galilée j par le docteur Parchappe, p
rempîrisnie ou à celui du rationalisme, on rompt avec le passé d'une manière absolue, si Ton est conséquent, etToD reste livré à ses seules ressources. Une vue juste de la méthode apprend à distinguer une influence légitime d'une autorité indue, préserve du brusque passage d'un asservissement passif à un individualisme téméraire, et met la pensée dans une position d'indépendance qui n^est pa s ime révolte contre le fait de la solidarité des intelli-
gences.
Les autorités illégitimes qui viennent de nous occuper ne sont pas les seuls obstacles à l'indépendance des recherches. Cette indépendance est menacée aussi par l'influence de dispositions personnelles qui doivent fixer maintenant notre attention.
4** La loyauté de la pensée.
J'entends parla loyauté de la pensée une fidélité invariable à la vérité, seule souveraine légitime que doit reconnaître le savant. L'amour-propre altère souvent cette loyauté. I L'amour-propre est une cause d'attachement opiniâtre à l de fausses hypothèses, que l'on maintient parce qu'on les a conçues. S'agit-il de renoncer à un système que l'on a trouvé, que l'on a peut-être laborieusement développé, pendant de longues années, on comprend que l'amour-propre et la paresse se coalisent pour maintenir l'affirmation de l'erreur. Locke parle de gens dont l'entendement est « comme jeté au moule d'une hypothèse reçue » ; et dans les développements qu'il donne à cette pensée on lit les phrases suivantes : « Ils ne veulent faire aucun fond sur les rapports qu'on leur fait pour expliquer les causes autre-