‹ La logique de l'hypothèseChapitre 62 sur 152 · Revue scientifique du 21 février 1874, p · texte numérisé non relu

Revue scientifique du 21 février 1874, p

Il serait facile d'établir que M. Oscar Schmidt comprend mal la nature et la portée du principe de causalité ; mais cette discussion m'entraînerait sur les terres de la métaphysique, où je n'ai pas l'intention de poser le pied dans ce travail. D'autres transformistes font appel, en faveur de leur thèse, à la loi de continuité, formulée par Leibnitz, et semblent oublier que les applications de cette loi ne sauraient être admises comme valables si on ne les soumet pas au contrôle de l'expérience. La vie étant réduite à une simple manifestation de la matière, l'unité complète est atteinte dans tous les faits qu'étudie l'histoire naturelle ; reste l'esprit.

Cinquième hypothèse, — L'animal n'est que la matière groupée d'une certaine façon, et l'homme n'est qu'un animal présentant quelques caractères spéciaux, de telle sorte que l'esprit n'est qu'une transformation de la matière.

L'hypothèse parvenue à ce degré a suscité la prêtes- ^ tation d'un des savants qui a été l'un des premiers à la défendre dans des limites plus restreintes. M. d'Omalius avait énoncé la doctrine du transformisme, dès 1831, dans ses Eléments de géologie. Dans un discours prononcé, plus de quarante ans après, à l'Académie de Bruxelles, il s'est élevé contre des exagérations qui compromettent à ses yeux un système qu'il persiste à juger vrai dans de certaines limites i.

Expliquer l'univers par les manifestations diverses d'une substance matérielle unique, qui fait seule la réa-

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