‹ La logique de l'hypothèseChapitre 86 sur 152 · Lettres à M. Villemain, p. 252 et · texte numérisé non relu

Lettres à M. Villemain, p. 252 et

2. Les fondateurs de l'astronomie fnodeme, p. 111 à 115 de la 3« édi tion.

qu'une idée nouvelle est toujours spontanée, individuelle^ et manifeste la puissance créatrice de la pensée ; que l'invention est le facteur essentiel de l'évolution des^ sciences, mais que les pensées nouvelles sont comme dés graines : il ne suffit pas de les semer, il faut encore les nourrir et les développer par la culture. Les idées de cet ordre reparaissent au moins onze fois dans V Introduction à Vétude de la médecine expérimentale * et reparaissent plus d'une fois aussi dans le Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie ^ A voir l'auteur insister de la sorte sur des considérations qui ne sont pas l'objet direct de son travail, on sent bien qu'il veut établir le droit de vérités méconnues, et réagir contre l'empirisme et contre les éloges fanatiques accordés à Bacon. Ce ne serait donc que dans un accès de mauvaise humeur contre les conjectures sans fondement sérieux que Claude Bernard aurait pu dire : « A quoi bon parler des hypothèses? Si elles sont bonnes, elles font trouver des faits nouveaux, et ce sont ces faits qu'il y a lieu de publier. Si elles sont mauvaises, c'est encombrer la science que d'en parler ^ » Puisque les bonnes hypothèses font trouver des faits nouveaux, il est très utile d'en parler, pour diriger vers ces faits la recherche des savants en général, et non pas seulement celle de l'auteur de la bonne hypothèse.

Tel est l'imposant ensemble de témoignages en faveur de ma thèse recueillis dans les écrits de savants spéciaux.

1. Pages 42 à 44, 46, 49, 56 à 62, 81, 90, 290, 299, 384 à 385, 396.

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