Voir en particulier la p
3. Ces paroles sont attribuées à Claude Bernard dans la Revue scien tifique du 10 août 1878, p. 140.
Une vue juste de la méthode commence aussi à s'intro- . duire dans les écrits philosophiques. I ,
Bûchez a posé le problème de la méthode d'invention. 1. Il indique les conditions des découvertes, les deux opérations de l'intelligence qui les produisent, savoir la conception de l'hypothèse et sa vérification, et il étudie en I particulier le mode de vérification *. En comparant sesl. vues avec les règles de l'invention données par Leibnitz,il est facile d'apprécier la différence.
Bordas-Demoulin, à l'occasion de la parole connue de Newton : Hypothèses non fingo, s'exprime en ces termes: « Le propre du génie, c'est de découvrir, et il ne découvre rien d'essentiel dans la nature qui ne soit le fruit de l'hypothèse, ni dans aucune science qui ne soit le fruit du génie hypothétique. L'hypothèse, j'entends celle qui porte dans son sein de puissantes vérités, n'est que l'élancement du génie vers les principes ^»
M. Renouvier, dans son Deuxième essai de critique générale ^, développe la pensée que l'hypothèse a nécessairement sa place dans la méthode du physicien.
M. Tiberghien, dans sa Logique \ constate que l'hypothèse est la forme transitoire des vérités scientifiques ; il indique les conditions qui rendent les conjonctures admissibles.
M. Whewell a consacré à l'hypothèse deux sections fort instructives de son Novum organum renovatum. Les
1. Voir Rattier, Manuel élémentaire de philosophie, p. 341 et suiantes.