‹ La logique de l'hypothèseChapitre 88 sur 152 · Tome II, p · texte numérisé non relu

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vues de cet écrivain, exposées en ce lieu spécial, trouvent leur ample confirmation dans l'ensemble de ses travaux, dont la traduction en langue française serait une œuvre fort opportune.

M. F. de Rougemont enseignait à Neuchâtel, dès 1847, qu'on ne peut rendre compte de la production de la science qu'en constatant, à côté de la déduction et de l'induction, le procédé spécial de la découverte, soit l'hypothèse, qu'il désignait parle néologisme de conduction *.

Le progrès a passé des ouvrages proprement scientifiques aux manuels d'enseignement et aux dictionnaires. Le Traité de logique destiné par M. Duval Jouve aux établissements d'instruction secondaire ^ fait beaucoup mieux la place de l'hypothèse que la plupart des traités antérieurs de même nature. La même remarque s'applique au Précis d'un cours complet de philosophie élémentaire de M. Pellissier^ Dans les dictionnaires, la progi^ession croissante de la lumière est manifeste , bien qu'elle soit loin d'être arrivée encore à son terme légitime. Il parut, en 1751, à peu près en même temps que le premier volume de V Encyclopédie^ un Dictionnaire philosophique ou introduction à la connaissance de C homme *, dont l'auteur a gardé l'anonyme. La troisième édition a paru en 1762, et, bien qu'elle soit revue et considérablement augmentée , l'hypothèse n'y figure en aucune manière. Elle a obtenu une place dans le diction-

1. Voir l'ouvrage de philosophie de l'histoire, intitulé Les deux cités, publié par M. de Rougemont en 1874, Préface, p. 10, et tome II, p. 267. L'enseignement de 1847 était un cours demeuré inédit.

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