Idem, livre IV, chap. xu
« En troisième lieu , on ne les doit pas rejeter quand elles peuvent faciliter les observations, ou rendre plus sensibles des vérités attestées par l'expérience. Telles sont plusieurs hypothèses de physique*. » Voilà, semble-til, un homme résolument engagé dans la voie de la vérité et fort éloigné des excès que Diderot reprochait aux newtoniens. Mais voyez les indications générales de Gondillae sur la nature de la science I Je ne parle pas même de sa théorie de la sensation transformée, qui, si elle est poussée à ses dernières conséquences, exclut également et les données de la raison et la spontanéité individuelle de la pensée. Au commencement de ce même Traité des systèmes^ où figurent les lignes citées plus haut, l'auteur distingue trois sortes de principes : les principes abstraits ou à priori^ les principes supposés, et les principes qui ne sont que des faits bien constatés, c'est-à-dire des généralisations immédiates de l'expérience, et il ajoute : « C'est sur les principes de cette dernière espèce que sont fondés les vrais systèmes, ceux qui mériteraient seuls d'en porter le nom, car ce n'est que par le moyen de ces principes que nous pouvons rendre raison des choses. » Il rejette formellement l'idée que l'explication des phénomènes prouve la vérité d'une supposition, c'est-à-dire qu'il ne parle de la véritable méthode que pour l'exclure. Le chapitre sur l'hypothèse est un aveu que l'évidence des faits lui arrache, comme à son insu, et dont il oublie et nie formellement les conséquences lorsqu'il traite directement de l'origine de notre savoir.
Leibnitz dit en passant, à l'occasion d'une des pensées