‹ La logique de l'hypothèseChapitre 92 sur 152 · Tome I, p. xcvm, de la deuxième édition · texte numérisé non relu

Tome I, p. xcvm, de la deuxième édition

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nature de rinduction et des opérations transcendantes de la pensée, il ne fait pas la place de ce génie, de cette divination, dont, en passant, il a signalé Texistence.

Ce qu'on méconnaît surtout, et très généralement, c'est la présence continuelle de l'acte de supposer dans tout le travail de la pensée. L'opinion la plus communément énoncée par les auteurs qui ne méconnaissent pas la place de l'hypothèse est celle qu'exprimait déjà S'Gravesande : c'est qu'on a recours à l'hypothèse « lorsqu'on ne trouve pas de route qui mène directement à la certitude » *. Un de mes correspondants, qui m'a été fort utile par l'importance et l'étendue de ses communications, pense qu'il existe des vérités scientifiques établies au moyen de l'induction seule, dont il fait une première méthode; d'autres^ par la réunion de l'induction et de la déduction, sans mélange aucun d'hypothèse, ce dont il fait une seconde méthode ; d'autres enfin , par l'intervention d'une donnée hypothétique entre la déduction et l'induction, ce qu'il considère comme une troisième méthode. La construction de la science s'offre à lui sou» l'image d'un bâtiment à plusieurs étages : l'induction seule est le rez-de-chaussée ; au-dessus se trouve l'induction réunie à la déduction, ce qui forme le premier étage, et l'on ne monte au deuxième, qui renferme les données hypothétiques, que quand on n'a pas trouvé des ressources suffisantes dans le rez-de-chaussée et le premier étage. L'un des vétérans de la science contemporaine, M. d'Omalius, demande que l'hypothèse « ne soit pas totalement exclue de la science* ». M. Liebig

1. Introduction à la Philosophie, livre II, partie III, chap. xxxiv.

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