‹ La logique de Port RoyalChapitre 102 sur 170 · Do là lo nom mémo do l'argumont: bOuiA · texte numérisé non relu

Do là lo nom mémo do l'argumont: bOuiA

^^Eiilitrc de t'tffiprît hnmaiii est d'aimer mieux qa'on lui P^aiBBO qucliiue cliose h suppléor, que non pas qu'on s'imagiiie qu'il ailbeBoin^'ûtre instruit de tout.

Ainsi cet te suppression flatte la vanité de ceux à qui l'on parie, en se remeUant de quelque chose à leur intel- ;e, et eh abri^K'^inl' '^ discours, elle le rend plus Brl et plus vif, Il est certain, par exemple', que si de ce s do la Médée d'Ovide, qui contient un enlliyniÈme (Î!8-él(5gnnt :

Sermrs palvl, jicrdure en posiïm, iwflnji?

Q en avait fait un argument en forme en celte manîèrâd celui qui peut conserver peut perdre ; or, je t'ai pv ci ver : donc je te pourrai perdre, loule îa grâce en serai ^tée; la raison en est que, comme une des principal^B heautésd'undiscoursest d'ÉtrepIeinde sens, et dedonnEï occasion à l'esprit de former une pensée plus étendue que n'est l'expression, c'en est, au contraire, un des plus "s défauts d'Être vide de sens et dereafermer peu do BB, ce qui est presque inévit(il)lG dans les syllogiss philosophiques; car l'esprit allant plus vite que la

mgue, et une des propositions suffisant pour en faire foncevoir deux, l'expression de la seconde devient inutile,

e contenant aucun nouveau sons. C'est ce qui rend ces

fcrtes d'arguements si rares dans la vie des hommes ;

que, sans mfime y faire réflexion, on s'éloigne de

tqui ennuie, oL l'on se réduit h, co qui est précisément

Tcessaire pour se faire entendre.

Kliês eothymèmes sont donc la manière ordinaire dont

^ hommes expiûmcnt leurs raisonnements, enauppri-

fenl la proposition qu'ils jugent devoir filre facilement ■ppl^ée; et cette proposition est tantôt la majeure,

mtôl la mineure, et quelquefois la conclusion ; quoique . ■ Bora cela ne s'appello pas proprement entbymfeme, tout J %rgument étant contenu en quelque sorlJ dans les deui '

remiÈres propositions.

•*, i* senl quQ tiouB efona du U trigfdia i^Uililc, ob(

220 LOPrlQUE.

Tl arrive aussi quelquefois que Ton renferme les deux propositions de renthymème dans une seule proposition, (ju'Arislole appelle, pour ce sujet, sentence entliymémalique, et dont il rapporte cet exemple * :

Murtel, no gtirdc pns une haine immortelle.

L'argument entier serait : Celui qui est mortel ne doit pas conserver une haine immortelle; or^ vous êtes moi^tel: ilunc^ etc., et l'entliymème parfait serait : Vous êtes mortel : que votre haine ne soit donc pas immortelle.

CUÂPITRE XV

DES SYLLOGISMES COMPOSÉS DE PLUS DE TBOIS PROPOSmONS.

Nous avons déjà dit que les syllogismes composés de plus de trois propositions s'appellent généralement sorites ' .

On peut en distinguer de trois sortes : 1** les gradalions, dont il n'est point nécessaire de rien dire davantage que ce qui en a été dit au premier chapitre de cette troisième partie ;

2° Les dilemmes, dont nous traiterons dans le chapitre suivant ;

G*» Ceux que les Grecs ont appelés épichérèmes *, qui comprennent la preuve ou de quelqu'une des deux premières propositions ou de toutes les deux; et ce sont ceux-là dont nous parlerons dans ce chapitre.

Comme l'on est souvent obligé de supprimer dans les discours certaines propositions trop claires, il est aussi

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