‹ La logique de Port RoyalChapitre 161 sur 170 · T.nr.iorr · texte numérisé non relu

T.nr.iorr

;«|n'-!.i'i ju.-?. i|n'i')!es so d.'f'v:'li!:l !-.i!*. ? souIps contre ces vaines accusiitimi^ ili' >ir|i|iii>itiiin et dt* iau>s('tt'.

Kii!iii, tiiiili-s Ips <liflirult-j< iim^ le canlinal du Perron a proposées rniitn- l.i Irtln^ ilu Loni-ile d'Afrique au pupc saint f^élestin, touchant les jililii'll.iti.iiis au sainl-<iéîrc, n'ont point eIn])^^llé qnc l'on n'ait cru diMiuis, (oininc auparavant, qu'elle a été vérital)lenient écrite par ce

r-MMiili'.

M.iis il y a nêannitiins d'autres rencontres où les raisons particulières r<Mii|Mii-ti>iil sur i-i-tti; raiM'ii générale d'une longue )iossession.

Ainsi, quoique" la li-ttre de saint Clément à saint Jacques, évèque de Jêriis:ili'ni, ait (•[(• traduite par Ituffin il y a près de treize cents ans, cl qu'elle Hiil allr^ruée l'oinuio étant de saint Clément par un concile de Krinuo il y a plus de dnuzi^ rruts ans, il est toutefois difficile de ne jias avnurr qu'i'llo est supposée, puisque ce saint évèque de Jérusalem ayant été martyrisé avant saint Pierre, il est impossible que saint Clèm eut lui ait écrit depuis la niurt de saint Pierre, comme le suppose cette li'ltro.

W, nitine, quoique les commentaires sur saint Paul attribués à saint Anihrnise ali-nt été citées sjmis son nnm par un très-grand nombre d'auteurs, et l'iruvre imparr:iit sur saint Mathieu sous celui de saint Clirysostomc, tout le monde néanmoins convient aujourd'hui qu'ils ne sont pas de ces saints, mais d'autres auteurs anciens engagés dans beaucoup d'erreurs.

Kniin. les Actes que nous voyons dans les conciles de Sinuesse bous Marr.ollin, de doux ou trois de Rome sous saint Sylvestre, et d'un autre de Home sous Sixte III, seraient suflisants pour nous persuader de la vérité de ces conciles, s'ils ne contenaient rien que de raisonnable e1 qui eût du rap[)ortau temps qu'on attribue k ces conciles; mais ils eo contiennent tant de déraisonnables, et qui ne conviennent point k ces temps-là, qu'il y a grande apparence qu'ils sont faux et supposés.

Voilà quelques remarques qui peuvent servir en ces sortes de jugements : mais il ne faut pas s'imaginer qu'elles soient de si grand usage qu'elles empêchent toujours qu'on s'y trompe. Tout ce qu'elles peuvent au plus, est de faire éviter les fautes les plus grossières, et d^accoutumer l'esprit à ne pas se laisser emporter par des lieux communs, qui ayant (juclquc vérité en général, ne laissent pas d'ôtrc faux en beauconr d'occasions particulières, ce qui est une des plus grandes sources dei erreurs des hommes.

CILU>ITRE XVr

nr JUGEMENT QUE L'ûN DOIT FAinB DES ACCIDENTS FUTUBS,

Ces règles, qui servent à juger des Faits passés, peuvent facnement s'appliquer aux fdils k venir ; car, comme l'on doit croire proliabieraent qu'un fait est arrivé lorsque les circonstances cfirtaincs que l'on connaît sont ordinairement jointes avec ce fait, on doit croire aussi probablement qu'il arrivera lorsque les circonstances présaitea sont telles qu'elles sont ordinairement suivies d'un iA effet. C'est ainsi que les médecins peuvent juger du bon on du mauvais succèsdesmaladies, les capitaines des évânemenls futurs d'une guerre, et que l'on juge dans le monde de la plupart des affaires contingentes.

Mais i. l'égard des accidents où l'on a quelque part, et que l'on peut ou procurer ou empÉcher en quelque sorte par ses soins on s'y exposant ou en les évitant, il arrive ft bien des gens de tomber dans une illusion qui est d'autant plus trompeuse qu'elle leur paraît plus raisonnable. C'est qu'ils ne regardent qoela grandenret la consiîquence de l'avantage qu'ils souhaitent ou de l'inconvénient qu'ils craignent, sans considérer en aucune sorte l'apparence et la probabilité qu'il y a que cet avantage ou cet incoavénîent arrive ou n'arrive pas.

Ainsi, lorsque c'est quelque grand mal qu'ils appréhendent, comme la perte de la vie ou de tout leur bien, ils croient qu'il est do la prudence de ne négliger aucune précaution pour s'en garantir; et si c'est quelque grand bien, comme le gain de cent mille écus, ils croient que c'est agir sagement que de tacherde l'ohttînirsi le hasard «1 coûte peu, quelque peu d'apparence qu'il y ait qu'on v réussisse.

C'est par un raisonnement de cette sorte i^u'uiva -^t;

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