‹ La logique de Port RoyalChapitre 25 sur 170 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

■ SUT ces actions: ce qui est plus excellent en soi, quand on n'y regarderait que la seule spéculation, que la connaissance de toutes les choses corporelles, qui sont infiniment au-dessous des spirituelles.

Que si les réflexions que nous faisons sur nos pensées !, n'avaient jamais regardé que nous-mêmes, il aurait suffi ' de les considérer en elles-mêmes, sans les revêtir d'aucunes paroles ni d'aucuns autres signes ; mais, parce que nous ne pouvons faire entendre nos pensées les uns aux autres qu'en les accompagnant de signes extérieurs, et que même cette accoutumance est si forte que, quand nous pensons seuls, les choses ne se présentent à notre esprit qu'avec les mots dont nous avons accoutumé de les revêtir en parlant aux autres, il est nécessaire dans la logique de considérer les idées jointes aux mots et les mots joints aux idées *.

De tout ce que nous venons de dire, il s'ensuit que la logique peut être divisée en quatre parties, selon les diverses réflexions que l'on fait sur ces quatre opérations de l'esprit.

1. L'habitude n'est pas la seule raison de cette impuissance où nous sommes à penser sans mots et sans images ; on sait que ee fait a son explication dans la nature même de la pensée.

PREJOERE PARTIE

Comme nous ne pouvons avoir aucune connaissance de ce qui est hors de nous que par l'entremise des idées qui sont en nous, îes réileïions que l'on peut faire sur nos idées sont peut-être ce qu'il y a de plus important, dans la logique, parce que c'est le fondement de tout le rtste.

Oa peut réduire ces réflexions h cinq chefs, eelon lesi cinq manières dont nous considérons les idées :

La premiÉre, selon leur nature et leur origine ;

La deuxi&me, selon la principale différence des objets qu'elles représentent;

La troisième, selon leur simplicité ou composition, où, nous traiterons Ges ahstractious et précisions d'esprit';

La quatrième, selon leur étendue ou restriction, c'està-dii'c leur universalité, parliciilarilé, singularité;

La cbiquiÈme, selon leur clarté et obscurité, ou dis-tinctioû el confusion.

CnAPITRE PREMIER

DES mÉES SELON LEUR NATUBK ET LRC

Le mot à'idée est du nombre de ceux qui sont si claira qu'on ne peut les expliquer par d'autres, parce qu'il n'y en a point de plus clairs et de plus simples*.

PHEMifcHK PAUTIB. 31

Mais tout ce qu'on peut (aire pour empêcher qu'on no ' trompe, est de marquer la fausse inteJligence qu'on orrait donner à ce mot, en le reetreignant à cette seule 60 de concevoir les choses qui ac fait par l'applicfition notre esprit aux imuses qui sont peintes dans notre veau, et qui s'appelle imagination*, lar, comme saint Augustin remarque souvent, l'homme, )uis le piîcbé, s'est tellement accoutumiS à ne consi- BP que les choses corporelles dont les images entrent en» dans noire cerveau, que la plupart croient iouvolr concevoir une chose quand ils ne sa la peiiit imaginer, c'est-à-dire se la représenter sous une ige corporelle, comme s'il n'y avait en nous que cette

nîère dépenser et de concevoir', ■u lieu qu'on ne peut faire réllcxiou sur ce qui se passe notre esprit, qu'on ne reconnaisse que nous conconn trèa-grand nombre de choses sans aucune de images, et qu'on nu s'aperçoive de la différence qu'il 1 entre l'imagination et la pure intellecUon, Car lors, exemple, que je m'imagine uii triaugle, je no le cons pfts seulement comme une figure terminée par trois droites: mais, outre cela, je considère ces trois nés comme présentes, par la force et l'application inneure de mon esprit, et c'est proprement ce qui s'apiniaginer. Que si je veux penser h une figure de Jle angles, je conçois hien, à la vérité, que c'est une 'Ore composée de mille côtés, aussi facilement que je'] nçois qu'un triangle est une ligure composée de troiar* lés seulement; mais' je ne puis m'imaginer les mille téa de cette figure, ni pom' ainsi dire les regarder tnme présents avec les yeux de mon esprit, il est vrai néanmoins que la coutume que nous avons

servir de notre imagination, lorsque nous | ms aux choses corporelles, fait souvent qu'en concevant ^

irile, El><ciii

;au ; les Itacia qu allô» y Lkie^enl noi itlàoi t doa ImiiBBi, des vihrotioDS, an mouveoiDDli. |

une figure de mille angles, on se représente confusémen qudque ligure; niuis il est évident que celle figure, qu'oi go représente alors par l'imagination, n'est point un figure de mille angles, puisqu'elle ne diffère ruUemeo (le ce que je me représenterais si je pensais à une figur de dix mille angles, et qu'elle ne sert en aucune façon i découvrir les propriétés qui font la différence d'une figurt de mille angles d'avec tout autre polygone.

Je ne puis proprement m'imaginer une figure de millt angles, puisque l'image que j'en voudrais peindre dan mon imagination' me représenterait toute autre figui d'un grand nombre d'angles, aussitôt que celle de mil! angles; et néanmoins je puis la concevoir très-clairemen et Irfes-distinctement, puisque j'en puis démontrer tijutê les propriétés, comme, que tous ces angles ensemble son égaux à dix-neuf mille quatre-vingt-seize angles droits et, par conséquent, c'est autre chose de s'imaginer, et autre chose de concevoir '.

Cela est encore plus clair par la considération de plusieurs choses que nous concevons très-clairement, quoi qu'elles ne soient en aucune sorte du nombre de celle que l'on peut s'imaginer. Car, que concevons-nous plt clairement que notre pensée lorsque nous pensons? I^ cependant il est impossible de s'imaginer une pensée, ni. d'en peindre aucune image dans notre cerveau. Le o !e non n'y peuvent aussi en avoir aucune, celui qui jugO; que la terre est ronde, et celui qui juge qu'elle n'est pa ronde, ayant tous deux les mêmes choses peintes dansi cerveau, s'avoir la terre et la rondeur ; mais l'un y ajoi tant l'afOrmation, qui est une action de son esprit, li quelle il conçoit sans aucune image corporelle, et l'auti une action contraire, qui est la négation, laquelle pet encore moins avoir d'imago.

Lors donc que nous parlons des idées, nous n'appelai

1. tl ut vril poUTliDl rjiin, ai notit . n« laïMQDiiMiâ'ivDirtaujftundflri O'Btitu plu Inujuars dîna l'imiigiiio- l'u.-iiril qucfquo inuiKC [nniiiil Wul tlnn lo rB]irùHlnl»Uoo Ue l'olijot ininiB I monl lut mot* fif/iire, aiigla, ' ■

PRGMIÈIIJÎ l'ABTIE.

ce nom les imagos qui sont peJnlos e^inSS^ aisie', m»ùs tout ce qui esl dans notre esprit lorsque jiius pouvons dire avec vérité que nous concevons une jhose, de quelque mnnière que nous la concevions. D'ofi il s'ensuit ijue nous ne pouvons rien exprimer ir nos psroles, — lorsque nous entendons ce que nous - que de cela même il ne soit certain que nous 'ons en nous l'idée de la chose que nous signifions par paroles, quoique cette idée eoil quelquefois ping .aire et plus distîocfe, et quelquefois plus obscure et plus comme nous l'expliquerons plus bas ; car il y urait de la contradiction entre dire que je sais ce que je is en prononçant un mot, et que néanmoins je ne conen, en le prononçant, que le son mûme du mol. i'est ce qui fait voir la fausseté de deux opinions rèe-dangerenses qui ont été avancées par des philosophes B ce temps.

La premifere esl que nous n'avons aucune idée de îeu ', car si nous n'en avions aucune idée, en pronoamt le nom de Dieu nous n'en concevrions que ces quatre Sttres D,i,e,u, et un Français n'aurail rien davantage as l'esprit en entendant le nom de Dieu, que si, entrant us une synagogue et étant entièrement ignorant do langue hébraïque, il entendait en hébreu Adonaï ou lotia.

Et quand les hommes ont pris le nom de Dieu, comme iligula et Donatien, ils n'auraient commis aucune piété, puisqu'il n'y a rien dans ces lettres ou ces deux fliabes Ùeus, qui ne puisse être attribué à un homme, oan'y attachait aucune idée. D'où vient qu'on n'accuse lint un Hollandais d'être impie pour s'appeler Ludoma Hieu? En quoi donc consistait l'impiété de ces ifinces, sinon en ce que, laissant à ce mot Ùeus une

Mlière à tiioiia [Biniiia«Di«al,i (Ij).

riisaanar ni jdgoi de niuu, e' de ^'eiprit, eA ln)nlel)igible;^ point, leion Hobbei. d'iWi do Ui

34 LOQIOUfi.

partie an moins de son idée, comme cet celle fl'une nature excellente et odomble, ils s'appropriaient ce nom avec cette idée? *

Mais, si nous n'avions point l'idée de Dieu, sur (juot poumons -nous fonder tout ce que nous disons do Dieu, comme, qu'il n'y en a çpi'un, qu'il est élornol, toul-puia- Bunl, tout bon, louL sag'e, puisqu'il n'y a rien de tout cela enfermé dans ce son Dieu, mais seulement dans l'idée que nous avons de Dieu, et que nous avons jointe à ce son ' ?

El ce n'est aussi que par là que noas refusons le nom de Dieu à toutes les fausses divinités, non pas que ce mot ne puisse leur ûtre attribué, s'il était pris matériellement, puisqu'il leur a été attribué par les païens ; mais parce que l'idée qui est en nous du souverain Être, et que l'usage a liée à ce mot de Dieu, ne convient qu'au seul vrai Dieu.

La seconde de ces fausses opinions est ce qu'un Anglais ' a dit ; « Que le raisonnement n'est peut-être autre chose qu'un assemblage et encbalnement de noms par ce mot est. D'où il s'ensuivrait que, par la raison, nous ne concluoiie rii?n du tout touchant la nature des choses, mais seulement touchant leurs appellations ; c'est-Jl-dire que nous voyons simplement si nous assemblons bien ou mal les noms des choses selon les conventions que nou» avons faites à notre fantaisie, touchant leurs signiUcations. »

A quoi cet auteur ajoute : a Si cela est, comme il peut flre, le raisonnement dépendra des mots, les mois de l'imagina tion, et l'imagination dépendra peut-être, comme Je le ci-oia, du mouvement des organes corporels ; et ainsi notre ime {mens) ne sera auti-e chose qu'un mouvement dans quelques parties du corps organique '.

U faut croire que ces paroles ne contiennent qu'uDe

I. C«tle di&imiaion n'at pis trCt- 1 1. Vott )■ qiuLtièinii objecUon «érlDnwi, B<ihbeB dq prélBUil poinl UQhbcii.

IsDtie d'uus iJiu ptwiuie de Uieu. | coye anjoDrd'tîol l'yole iin||i*»0'

THËMlfiElE PAUTIE. 35

bjpction éloîpnfe du seiiliment. de celui qui la propose; aais comme, ^tant prises asserlivement', elles iraient à uiner l'immortalité de l'flme, il est important d'en faire roir la fausseté ; ce qui ne sera pas difficile, car les consentions dont parle ce philosophe ne peuvent avoir été Ec l'accord que les hommes ont fait de prendre de cerna sons pour être signes des idées que nous avons ns l'esprit, De sorte que si, oulre les noms, noua (l'avions en nous-mêmes les idées des elioses, cette conrentioo aurait été impossible, comme il est impossible par aucune convention de faire entendre à un nveugio ce jue TBut dire le mot de rouge, de vert, de bleu, parce Jue n'ayant point de ces idées, 11 ne peut les Joindre h Ipncun son.

De plus, les diverses nations ayant donn^ divers noms mx choses, et mCnic aux plus claires et aux plus simfoes, comme à celles qui sont ]es objets de la géométrie, Es n'auraient pas les mSmes raisonnements louchant Tk mômes vérités, si le paisonnemenl n'était qu'un Bsemblage de noms par le mot est.

} Et comme il paraît, par ces divers mots, que les Amies, par exemple, ne sont pas convenus avec les Fronçais tour donner les mfimcs signillcationa aux sons, ils ne mourraient aussi convenir dans leurs jugements el leurs paisonnements, si leurs raisonnements dépendaient de Bette coavenlion.

Enfin, il y aune grande équivoque dans ce mol d'arfti'. h-aire. quand on dit que la signiilcation des mots est arbitraire, car il vrai que c'est une chose purement arbiftraire que de joindre une telle idée à un tel son plutôt mu'i un autre ; mais les idées ne 8ont point des choses [arbitraires et qui dépendent de notre fantaisie, an moins ■«elles qui sont claires et distinctes, et, pour le montrer ^évidemment, c'est qu'il serait ridicule de s'imaginer que ïdes effets très-réels pussent dépendre do choses pnre- Iment ai-litraires. Or, quand un bonime a conclu par son

LOGIOBB.

raisonnement que l'axe de fer ijui passeptirles deux meules du moulin pourrait tourner sans faire tourner colle de dessous, si, étant rond, il passait pac un trou rond, mnis qu'il ne pourrait tourner sans faire tourner celle de dessus, si, étant carré, il était emboîté dans un trou carré de cette meule de dessus, l'elTet qu'il a prétendu s'ensuit infailliblement, et, par conséquent, son raisonnement n'a point été un assemblage de noms, selon une convention qui aurait entièrement dépendu de la fantaisie des hommes, mais un jugement solide et effectif de la nature des ctioses par la considération des idées qu'il en a dans l'esprit, lesquelles il a plu aux hommes de marquer par de certains noms.

Nous voyons donc assez ce que nous entendons par le mot à'idée; il ne reste plus qu'un mot à dire de leur origine.

Toute la question est de savoir si toutes nos idi^es viennent de nos sons, et si l'on doit passer pour vraie c^temaxime cominmie ; Nîhil est in intelieclu pr;W fuej-il in sensu ' .

C'est le sentiment d'un philosophe * qui est estimé dans le monde, et qui commence sa logique par cette proposition; Omni» idea ortumducit asensiùiis ; " Toute idée lire son origine des sens. » 11 avoue néanmoins que toutes nos idées n'ont pas été dans nos sens telles qu'elles sont dans notre esprit, mais il prétend qu'elles ont été au moins formées de celles qui ont passé par nos ou par composition, comme lorsque, des images séparées de l'or et d'une montagne, on s'en fait une montagne d'or ; ou par ampUation et diminution, comme lorsque de l'image d'un homme d'une grandeur ordinaire, on «*ftn forme un géant ouun pygmée ; ou par accommodation et proportion, comme lorsque de l'idée d'une maison qu'on a vue, on s'en forme l'image d'une maison qu'on

I.CullaiDuimedeiilidcieiitetdnt 1. Pierre Onuctidi. )iir>|ui(é(icioii> hiuddILiUi. Lethniu Kgns, «d ItIVt, mort en in rjo'il ftut »jdiU«r : niii inlelleclui

PREMIÈHE PARTIE. 37

l'a pas vue. EtaJnsi, dit-il, nous concevons Dieu, qui le peut tomber sous le sens, sous l'image d'un vénérable nc-'illard.

Selon cette pensée, quoique toutes nos idées ne fussent

joa semlilablea à quelque corps particulier que nous ayons

ni ou qui ait frappe nos sens, elles seraient néanmoins

Ibutes corporellcB, et ne nous représenteraient rien qui

fie fût entré dans nos sens au moins par parties. Et ainsi

nous no concevrons rien que par des images semblables

m celles qui se forment dans li; cerveau, quand noue

Broyons ou nous imaginons des corps.

f Mais, quoique cette opinion lui soît commune avec

mlusieurs dos ptiilosophes de l'école, je ne craindrai point

■de dire qu'elle est très-absurde et aussi contraire h. la

peli^oQ qu'à la véritable philosophie ; car, pour ne rien

Bire que de clair, il n'y a rien qtie nous concevions plus

Histinctement que noire pensée même, ni de proposition

fcni puisse nous être plus claire que celle-là : Je pense.

Moncjesuis '. Or, nous ne pourrions avoir aucune certi-

Made de cette proposition, si nous ne concevions distinc-

■ement ce que c'est qa'être et ce que c'est que penser ; et

Hi ne nous faut point demander que nous expliquions ces

Kermès, parce qu'ils sont du nonîbre de ceux qui sont si

b)ten entendus par tout le monde qu'on les obscurcirait

K«n voulant les expliquer. Si donc ou ne peut nier que

Hions n'ayons en nous les idées de l'être et de la pensée, je

Ibemande par quel sens elles sont entrées ; sont-elles lunii-

Bâensesoucoloréesjpour être entrées par la vue? d'un son

Krave ou aigu, pour être entrées par l'ouïe ? d'une bonne

Hu mauvaise odeur, pour être entrées pur l'odorat? de

R)ou ou de mauvais goûl, pour Être entrées par le goût ?

Efroides ou chaudes, dures ou moUes pour être entrées

■par l'attouchement? Que si l'on dit qu'elles ont été for-

B-mées d'autres images sensibles, qu'on nous dise quelles

P-Bont ces autres images sensibles dont on prétend que les

Jidées de l'être et de la pensée ont été t'ormées, et com-

Iment elles ont été formées, et comraeut elles ont pu être

■ I, Voir te Ditaiuri de la mdlhods. 1V> uirlie.

38 LOGIOUB.

formées, ou par composHion, ou par nmplialion, ou pnr diminullon, ou par proportion'. Que ai l'on nft peut rien répondre à tout cela qui ne soit di' raisonnable, il faut avouer que les idées de l'être et de lapensée ne tirent en aucune sorte leur origine des sens, mais que notre âme a la faculté de les former de soi-même, quoiqu'il arrive souvent qu'elle est excitée à le faire par quelque chose qui frappe les sens ; comme un peintre peut Être porté à Tiiire un tableau par l'argent qu'on lui iiromet, sans qu'on puisse dire pour cela que le tahleau a tiré son origine de l'argent,

itfais ce qu'ajoutent ces mêmes auteurs, que l'idée que nous avons de Dieu tire son origine des sens, parce que nous le concevons sous l'idée d'un vieillard vénérable, est une pensée qui n'est digne que des nnthropomorphites', ou qui confond les véritables idées que nous avons des choses spirituelles avec les fausses imaginations que nous en formons par une mauvaise accoutumance de se vouloir tout imaginer, au lieu qu'il est aussi absurde de se vouloir imaginer ce qui n'est point corporel que de vouloir ouïr des couleurs et voir des sons.

Pour réfuter celte pensée, il ne faut que considérer que, si nous n'avions pas d'autre idée de Dieu que celle d'un vieillard vénérable, tous les jugements que nous ferions de Dieu nous devraient paraître faus, lorsqu'ils seraient contraires h cette idée ; car nous sommes jiortés naturellement il croire que nos jugements sont faux, quand nous voyons clairement qu'ils sont contraires aux idées que nous avons des choses; et ainsi nous ne pourrions juger avec certitude que Dieu n'a point de parties, qu'il n'est point corporel, qu'il est partout, qu'il est invisible, puisque tout cela n'est point conforme à l'idée d'un vénérable vieillard', (Jue si Dieu s'est quelquefois représenté sous .

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