‹ La logique de Port RoyalChapitre 26 sur 170 · PREMIÈRE PARTIR · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIR

«Ite forme, cfila ne fiiil pas ([iie ce soit le. l'idée que noua m devions avoir, puisqu'il faudrait aussi que nous L'eussions point d'auti'e idée du Sainlr-Espril que celle d'une colotûbe parce qu'il s'est répréftenté boub la forme d'une BOlombe; ou que nous conçussions Dieu comme un son, pnrcG que le son du nom de Dieu nous sort è. nous en réteillop ridÉe.

F II est donc fau^ que toutes nos idées viennent de dos feena; mais on peut dire, au contruire, que nuUe idfe qui ist dans notre esprit ne tire sou origine des sens, sinon lar occasion, en ce que les mouvements qui se font dans lotre cerveau, qui est tout ee que peuvent faire nos bods, loDuent occasion à l'âme de se former diverses idées u'elle ne se formerait pa? sans cela, quoique presque :oujours ces idées n'aient rien de semblablti à ce qui se ' M dans les sen» et dans le cerveau, et qu'il y ait de plus très-grand nombre d'idi^cs qui, no tenant rien du tout aucune image corporelle, ne peuvent, sans une absui'- !ilé visible, âtrc rapportées à nos sens.

Que si l'on objecte qu'en m*^me lemps que noua avons l'idée des choses spirituelles, comme de la pensée, nous ne laissons pas de former quelque image corporelle, au moins du son qui la signifie, on ne dira rien de contraire & ce que nous avons prouvé : car cette image du son de pensée que nous oous imaginons n'est point l'image de lo- |)eDsée niSme, mais seulement d'un son; et elle ne peut servir k nous la faire concevoir qu'en tant que l'&me, ï'étant accoutumée, quand elle conçoit ce son, de conc6iroir aussi la pensée, se forme en même temps une idée tonte spirituelle de la pensée, qui n'a aucun rapport avec celle du son, mais qui y est seulement liée par l'accoutumance, ee qui se voit en ce que les sourds, qui n'ont point d'image des sons, ne laissent pas d'avoir des idt^es Ûe leuTB pensdes, au moins lorsqu'ils font réflexion sur ce qu'ils penficilt'.

plira d'Armiuld aica lei psgoi nurros- ment. '

poniioQlaa da U Lnyiqm du BooBuet. > ^nl'idre, c'eti cùmalln Ir tni I U [toi BsuainBT, KTivl toaWi | cl la faux, el diKimir l'im i'iutt

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