CHAPITRE lï
<E LEDB OBSCURITE
On peut distinguer dans une idée la clarlé d'aveo Sa disLinclioo, et l'obscurité d'avec la confusiun ; car on peut dire qu'une idée nous est claire quand elle nous frappe vivement, quoiqu'elle ne soit point dislincte, comme l'idiie de !a doideur nous frappe tiès-vivement, et, selon cela, peut âlre appelée claire ; et néanmoins elle est
PREMIÈRE TARTIB. fi»
(bpt conruse ', eo ce qu'elle nous représente la doulour comme dans la main blessée, quoiqu'elle soît dans notre isprit.
Néanmoins, on peut dire que toute idée est distincte n temps que claire, et que leur obscurité ne vient que e leur confusion, comme dans la douleur le seul senlileot qui nous frappe est clair et est distinct aussi ; mois equiest confus, qui est que ce sentiment soit dans notre Qain, ne nous est point clair.
Prenant donc pour une môme chose la clarté et la disïnction des idées, il est très-important d'examiner pour- [uoi les unes sont claires et les autres obscures. Mais c'est ce qui se connR,St mieux pur des exemples
Eue par tout autre moyen, et ainsi nous allons faire un Énombrement des principales de noa idées qui sont datres et distinctes, et des principales de ceUcs qui sont lonfuses et obscures.
L'idée que chacun a de soi-même comme d'une chose [ui pense est trCs-claire, et de même aussi l'idée de outes les dépendances de notre pensée, comme juger, faisonner, douter, vouloir, désirer, sentir, imaginer.