‹ La logique de Port RoyalChapitre 42 sur 170 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ces îdCes sotis-un mfime nom : ce qui fait que, prononçau^o mot, ou l'enlendant prononcer, ou se brouille .ïîiciiOTient, le prenant tantôt selon une idée, tanlôl selon i'tiulro. Par e.iemple, l'hommo ayant reconnu qu'il y avait en lui quelque chose, quoi que ce fût, qui faisait Su'il se nourrissait et qu'il croissait, a appelé cela ûme, Bt a étendu cette idée d ce qui est de flemblable, non-seulement diLns les animaux, mais mfime dans les plantes, Kt, ayant vu encore qu'il pensait, il a encore appela du Ktmu à'âme ce qui était eu lui le principe de la pension : H'otil est-arrivé que, par cette resseniLlance de nom, El « pris pour la mûme cliose ce qui pensait et ce qui faipait que le corps se nourrissait et croissait. De même on B dleudu également le mot do vie h ce qui est cause des ipiîralions des animaux et à ce qui nous fait penser, qui lont deux choses alisolument différentes * .

n y a de mÈme beaucoup d'équivoques dans les mots le «ens et de sentlmenls, lors même qu'on ne prend cea nols que pour quelqu'un des cinq sens corporels; car il e passe ordinairement trois choses en nous lorsque nous s de nos sens, comme lorsque nous voyons quelque Èhose : la première est qu'il so fait de certains mouvements dans les organes corporels, comme dans l'œil et Sans le cerveau ; la seconde, que ces mouvements donnent occasion à notre ame de concevoir quelque chose, ïomme lorsque ejisuile du mouvement qui se fait dans potre œil par la réfleiion de la lumifere dans des gouttes le pluie opposées au soleil, elle a des idées du rouge, du Htax et de l'orangé ; la troisième est le jugement que nous Rusons de cû que nous voyons, comme de l'arc-en-ciel, h

■Hurqui, f

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