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toiit la mciids sa oanvieDl. D'alnl ir denuBda lit aigolButiMi dei m
dant l'idéa vogua qu'ilB an peoveot
fBulot qui est dans un murqm n'a pu Bnoora iU oouï*. aa bisn an homni»
remoDl.> Leiballi. /foiMUMC Eaaii «ur t'eatindeioatt liimain, lï». UI^
LOOIOUE.
qui nous ^UriLuons ces couleurs, et qiie noua concevons d'une cedaine grandeur, d'une certaine figure et en une certaiDe distance. I^ première de ces trois clioses est uniquement dans notre corps, les deux autres sont seulement en notre ûine, quoique à l'occasion de ce qui se passe dans notre corps ; et néanmoins nous comprenons toutes les trois, quoique si différentes, sous le même nom de sens et de sentiment, ou de vue, d'ouïe, etc. Car, quand on dit que l'œil voit, que l'oreille ouït, cela ne peut s'entendre que selon le mouvement de l'organe corporel, Étant bien clair que l'œil n'a aucune perception des objets qui le frappent, et que ce n'est pas lui qui en juge. On dit au contraire qu'on n'a pas vu une personne qui s'est présentée devant nous, et qui nous a frappé les yeux, lorsque nous n'y avons pas fait réflexion. Et alors on prend !e mot de voir pour la pensée qui se forme en notre âme, ensuite de ce qui se passe dans notre œil et dans notre cerveau; et, selon celte signification du mot de voir, c'est l'âme qui voit et non pas le corps, comme Platon le soutient, et Cicéron après lui par ces paroles : Nos enim ne nunc guident oeulii cernimus ea (/use videmus. Neque enim est ullus sensas in corpore. Via; quasi qumdam sunt ad oculos, ad aures, ad nares, asede animiperforalx. Itague sxpe aut cogitaiione aut aliqua vi morbi impediti, apertis atqve integris etocuHset aurilim, nec ut- <fe»ius, nec audimus ; ut facile intelligi possit, anitmim et videre et audire, non eas partes quœ quasi fenestrsB sunt animi'. Enfin, on prend les mots des sens, de la vue,.de l'ouïe, etc., pdur la dernière de ces trois cboses, c'est-Ji-dire. pour les jugements que notre âme fait ensoile des perceptions qu'elle a eues à l'occasion de ce qui s'est paâsé dans les organes corporels, lorsque l'on dit que les sens se trompent, comme quand ils voient dans l'eau un bâton courbé, et que le soleil ne nous parait que de deux piedsde diamètre. Car il est certain qu'il ne peut y avoir d'erreur ou de fausseté ni en tout ce qui se passe
PREHIERB P&KTtB.
lans l'organe corporel, ni dans la seule perceplîon de lOlre Ime, qui n'est qu'une simple appréhension ; mais tid toute l'erreur ne vient que de ce que nous jugeons nal *, en concluant , par exemple , que le soleil n'a
deux pieds de diamètre , parce que sa grande istancfl fait que l'image qui s'en forme au fond de noire il est à peu près de la même grandeur que celle qu'y armerait un objet Se deux pieds h. une certaine dislance
proportionnée à notre manière ordinaire do voir. iaïâ, parce que nous avons fait ce jugement dès l'enfance, t que nous y sommes tellement accoutumes qu'il se fait u mfimo instant que nous voyons le soleil, sans presque ucune FÉllexioa', nous l'attribuons à la vue, et nous dions que nous voyons les objets petits ou grands, selon ii'ils sont plus proches et plus éloignés de nous, quoique e soit notre esprit, et non notre œil, qui juge de leur îUteBse et de leur grandeur.
Toutes les langues sont pleines d'une infinité de mots mblables, qui, n'ayant qu'un m6me son, sont néanoins signes d'idt^cs entièrement différentes. Mais il faut remarquer que quand un nom équivoque LgDîQe deux choses qui n'ont nul rapport entre elles, et ne les hommes n'ont jamais confondues dans leur pen- Êe, il est presque impossible alors qu'on s'y trompe, ■ qu'il soit cause d'aucune erreur; comme on ne se trorara pas, si l'on a un peu de sens commun, par l'équioque du mot bélier, qui siguifle un animal et un signe zodiaque. Au lieu que quand l'équivoque est venue de erreur même des hommes, qui ont confondu par raÉprise sa idées différentes, comme dans le mot d'Ame, il est , ;fficile de s'en détromper, parce gu'oa. suppose qae c li se sont les premiers servis de ces mots les ont bioâl
^Di, qui Uil tôujourB en qu'il doit.
entendus; et Rînsi nous nous conlentnns Bouvonl de les prononcer, sans examiner jamais si l'îdiîe que noua ea avons est claire et distincte; et nous attribuons même It ce que nous nommons d'un môme nom ce qui ne convient qu'à des idées de choses incompatibles, sans nous apercevoir que cela ne ^nent que de ce que nous avons conl'ondu deux choses différentes sous un m?me nom.
m BEMÈDB A LA COHFDSION QVI NAIT DANS NOS PENSÉES ET DANS NOS raSCOUHS DE LA COKFCSION DES MOTS; OU IL EST PARLÉ DE LA NÉCESSITÉ ET TE L'iITILrrÉ DE DÉFINIR lES MOMS nOKT ON SE SEHT, ET DE LA DOTÉBESCE DK LA DÉFIHI-' TIOH DES CUOSES d'aVEC LA DÉFINITION DES KOMS.
Le meilleur moyen pour éviter la confusion des mots qui se rencontrent ddns les langues ordinaires est de faii-e une nouvelle langue et de nouveaux mois, qui ne soient aUftchés qu'aux idées que nous voulons qu'ils représentent; mais, pour cela, il n'est jias nécessaire de faire de nouveaux sons, parce qu'on peut se servir de ceux qui sont déjJL en usage, en les regardant comme s'ils n'a- Taient aucune signification, pour leur donner celle que nous voulons qu'ils aient, en désignant par d'autres mots simples, et qui ne soient point équivoques, l'idée & laquelle nous voulons les appliquer : comme si je veux prouver que noli* t^mc est immortelle, le mot d'flme étant équivoque, comme nous l'avons montré, fora naître aisément de la confusion dans o> que j'aurai à dire : do sorte que, pour l'éviter, je regarderai le mot d'arae comme si c'était nn son qui n'eûl poin.t encore de sens, et jo l'appliquerai uniquemcnl h ce qui est en nouslc principe de la penséi', en disant : J'appelle âme ce gui est en nous le prineipn de la pensfk: