‹ La logique de Port RoyalChapitre 48 sur 170 · i Ven-sin, loi. ii, lib. I · texte numérisé non relu

i Ven-sin, loi. ii, lib. I

, On ponrraH dire DtamaDion qn'El le relient aussi; car, un ihml Jean rifvuUf, ol entend nv'ii p.l ims ré^iiMt; et c'esl à ceil^ iil^e BOiirnse de ripmtt (ine se r^j^porte ce jW. De mime, quand Clcfiou dit : Sm t<Af dbfitii ipai kwmma fjMatti, le ;u«(I se rqiporlc ti l'iilje fonfiiM it tif'i ûbjtclét, (urui6e par le mal i'vbJUtt ; et cette chu itjitae, «infue d'abard cearnaiinieDl, «st «nsiiile pirlJciilarisée par la tropositlea incidente, Mie par le quvi, gved lamintM tpitieiti. ' Je mppose, donne YMe confise d'une ektst tvfipaiit ; car on Hit nnuqner \t même cbase dana eei qDMlions : Ji suppoi! gtit iiM aerw Mgt ; je \m» ili'f qve vous met lor( ; ce ternie, ji dis, tall insevuir d'ubord coarnaËiceiil unt cAmc diie; et c'est )i cette chose dde

■je ae rapporte la qat. }e dti gve, c'eal-à-dira jt dût une chose fuf ni. t qui dit de mCme, je suppajt, veut dire je fait un! vefpçiUion; el c'est

cette idée de clmit luppoidi qae ae rapporte le ^ft, le ti^u jw,

'eal-à-dire, je fais uns (iipponflfon 5111 «(. ^ On peut mettre an l'ang des prenomn l'article grec 6, ^„ ti, lorsqu'au [iea d'èlre devant le nom, on le met apièg : toOto !sn t& 7Û)ii giau t6 Sirèp C|iûv EiSû[uvav, dit aaint Luc<, car ce ti, le, représente k *'99pi'it le eorpi, ?û{tSj d'one manière contuse ; ainsi il a la fonetlon

! pronom.

El la seule dlE'^rence qn'il j a entre l'article employé i cet nsage el

pronom relatif, est que, quoiqoe l'article tienne la place do nom, il

oint pourtant l'attribut qui le suit au uom qui précède dans une mÉme

ropoailioo ; mois le relatif (ait, avec l'attribut auivant, uiie prupusition

part, quoique jointe i h première, B flSiTst, ijuoil iatur, c'eat-ï-diie

|m1 mI dalutn.

On peul juger par cet uiage de l'artiicle, qu'il j a peu de solidité dans

leroarque qui a kè faite depuis pen par nn ministre a sur la manière

int on doit traduire ces paroles de l'Ëvangile de saint Luc, que nous velona de rapporter, parce que, dans le texte grec, i\j i non nn pronom tetalif, mais un articte ; C«a( niim oorj^ dumii pourupiis, et non qui ta lonné pour voua, tù ûnip û)(wv EiSd)itvav, si non b iitip ùftHv StStnxt; Il prétend qoe c'est une ii6oesïité absolue, pour exprimer lu force de 'Cet article, de traduire ainsi ce texte ; Ceci tit mon corps; mon eorpt donn^pour voia, ou le corpi donni pour vous; et que ce n'est pas bien traduire que d'euprimer ce passage en ces termes, ceci eaC man coi^a jut ut ionni pour vous.

Mais cette prétention n'est fondée que snr ce que cet antenr n'a péôétré qu'imparfaitement la vraie nalnre dupronom relatif eldePartidej car il est certain que, comme le pronom relatif, gvi, qiis, jucil, en lenact la place du nom, ne le représente que d'une manière confuse, de mime l'article i, ■}^, t6 na représenle que coutusfiaenl le nom auquel ,1 -, '.apporte, de sorte que cette représenta lion confuse étant propredestinée à éviter la répétition distincte du même mot qui est

aint Luc, ch. xiii, IB. I Réponse an Traita de laperpilaitéilt

lia tooiouE.

choquante, t'est en ijiifiiatie eocte détruire h fio de l'article que de le Iradaire par luifl répililion expresse d'un mïme mot, ceci ta mon ctrpi^ mon corfis àt>ml fwr noutj l'article n'étant mis que pour éviter celte rép^liliou ; au lîea qu'eu traduisant par te prouom relatif, ceci sit mtA eorpi, i"' Ml danni pour vois, on garde cette condition essentielle de l'article, qni est de ne représenter le num que d'une manière confuse, et de ne pas frapper l'esprit deni fois par [a même ima^e, et l'oa manque seulement ï en observer une autre, qui pourrait paraître moins essentielle, qui est que l'article tient de telle sorte la place du nom, que l'ailjectii que l'on y joint ne tait point une nouvelle proposition, xb ûicip ûp.(ûv Siici[icvDv; an lien que le relatif qui, qva, qvid sépare un pen davantage, et devient snjet d'une nouvelle proposition, B <ncip Ûp.fûv EiSmii. Ainsi i! est -vrai que ni l'une ni l'autre de ces deux traductions ; Ceci lit nwn corps gui est donné pur vota; Ceci M mon corpt, mon corpa àoimi peur voiu, n'est entièrement parfaite ; l'une changeant la sigiûBcation confuse âe l'article en une signification distincte, contre la nature de l'artide, et l'anlre, qui conserve cette signiScation confuse, séparant en deux propositions, par le pronom relatif, ce qui n'en fait qu'une par le moïen de l'article. Mais si l'on est obligé par nécessité à se servir de l'une ou de l'aulre, on n'a pas droit de choisir la prs' mière en condamaant l'autre, comme cet auteur a prétesdD faire par sa remarque.

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