‹ La logique de Port RoyalChapitre 49 sur 170 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DU VEBBB.

Nous avons emprunté jusipi'ici ce que nous avons dit des noms et des pronoms d'un pclil livre imprimé il y a quelque temps soua le titre de Grammaire géoérale ', à l'oxceplion de quelques points que nous avons expliqués d'une autre manière ; mais en ce qui regarde le verbe, dont il traite dans le chapitre xiii, je ne ferai que transcrire ce que cet auteur en dil, parce qu'il m'a semblé que l'on n'y pouvait rien ajouter.

Les hommes, diHl, n'ont pas eu moins besoin d'inventer des mots qui mai-quassent l'afllrmaLion, qui est la

re de Porf-Aoyol. bI

DEÛIIÈHB FARTIE. 1<3

prino-ipalp manière de notre pensée, que d'en inventer qui marquassent les objets de nos pensées.

Et c'est proprement en quoi consiste ce que l'on appelle .verbe, qui n'est rien autre qa'unmot dont kpi-îndpalusage •M de signifier r a ffir mat ion, c'e^l-ùrAire démarquer que le discours où ce mot est employé est le discours d'un me qui ne conçoil pas seulement les choses, mais qui enjuge et qui les affirme ; en quoi le verhe est distingué de quelques noms, qui signifient aussi l'afllrmation, comme affirmam, affirmatio, parce qu'ils ne la signifient qu'en 'tant que, par une réflexion d'esprit elle est devenue l'objet do notre pensée ; et ainsi ils ne marquent pas que celui qui se sert de ces mots aflirme, mais seulement gu'il conçoit une affirmation.

dit que le principal usHge ilu verbe était de sigoiBer rifDrDuUoQ, plrce que nona TerODs voir plus bas i]ue l'un s'en «ert encore peur '"igoiBer d'autre» mouvements du notre Âme, comme cette de désirer, de irier, de commander, etc. Mais ce O'eal qu'eu changeant d'iollexioa et 4 mode, et ainsi noua ne considérons le verbe, dam tant et chapitre, lie selnn sa priacipulc Eigiiilkation, qui bsI celle qu'il a II l'indicatif, lelon cette idée, l'on peut dire que le verbe de luï-méme ne devrait lOinl avoir d'aatre usage que de marquer la liaison que nouï faisons dORS notre esprit des deux termes d'une proposition; mais il a'} a que le verbe iln, qu'on appelle aubslantif, qui soit demeuré dans cette simplicité, el encore n'y oft-il proprement demeuré qne dans la troisième personne dn présenl esE, et en de certaines rencontres^ car, comme les bommcs se portent naturellement à abréger leurs expressions, ils DdI joint presque toujours k raCGrmalion d'autrea signilicaUoos dans un io£me mot.

I. — Ils j ont joint celle de quelque attribut, de sorte qu'alors deux lots font une proposition, comme quand je dis : feirus mit, Pierre it, parce que le mot de rtixtil enferme seul l'afËrmalion, et de plna Tattiibnl d'être vivant; et ainsi c'est la même ciiose de dire Vient vit, de dire fivm est vivani. De là eat venue la grande diversité des es dana chaque langue ; an lieu que si l'on s'était contenté do lei an verbe la signillcation générale de l'affirmation, sans y joindre ancuu attribut particulier, on n'aurait eu besom dans chaque langue que seul verbe, qui est celui qno l'on appella substantif. — Ds ont encore joiot en de certaines rencontres le snjel de la proposition; de sorte qu'alors deni mois peuvent encore, et même un seal mol, faire une propositioa entière: deux mots, comme quand je dis ïiiin Itemo, parce que eum ne signille pas seulement l'anirmation, mais eutei'cne la sitjuifluatian du pronom igo qui est le snjet de celle propo-

lit * toaiouB.

Eition, «1 gnel'an exprime loujODrs en français j> mû komint: na un mot, comme qnnnd je die vjuo, stdes; sur ces vei'bes cnfcuiii eux-mémos l'aniriuaûoa el l'altribut, comme noas uvong iliijii élunt ïlapremitrepersoane, ils eiirermenl encore le litijet je s'ifa iifvunt, ji auù aitii. De lii est venue la Jinérence des perEODDcs qui est oiitinsii'emciit 4un« Ions lei verbeti.

m. — lia ont BDuere joint nn rapport au temps an regard duquel oo afflme; de wite qu'un seul mol, comme «anasli, aignifle qne j'affirmfi de celui k i[ui je parle l'action de souper, non puor le leinps présEDl, mais pour le pass<!, et de là eai venue la diver»t£ des temps qui est encore pour l'ordinaire coQuunoo t tous les vej'bes.

La diferalté de cee sigaincatioUB, joîole k un inJme mot, est ce qui : eoiptcbÉ beaucoap de personnes, d'aillenre Corl buliiles, de bien con naître la nalure du verbe, piirae qu'ils ne l'ont pas eansld6ri selon ci qni lui esl essentiel, qni est ïsffiniialim, mais selen ces autres rapporta qui lut BOOt acGidealeU en tant que verbe.

Ainsi Ai'islote e'étant arrêté â la troisièmo des si gui lien lions ajoal6eB k celle qni est essentielle au verbe, l'a délini, vox aiffm/cuns ci par*', un mol qni signllie OTec temps.

D'autres, comme Buxtorf >, -j ajant ajonté la seconde, l'ont déHnl, vos flailà cum ttmpôH tt piriena, on mot qui a diverses inllejiions avec temps el perMnnes.

D'autres s'étant arr£tés i la première de ces signiDcalions ajonléea, qui est celle de l'attribut, et ajant considéré que les attributs qae les hommes ont joints i l'y^rmation dans un mËme mol sont d'ordinsiré des aclians el des passions, ont cru qne l'esseuce du verbe consistait II tignifir du aclmii eu des jiasiim).

Et eolln, Jnles-Gùsai' ï^caliger a cru trouver un mystère dans a< livre des Principes de la longue latine, en disant que la distinction de choses iii ponriniimUi il Unealta, en ce qui demeure el ce qui pisu, élail la vraie origine de la dialinction entre lei noms el les verbes, les nome Ëlanl pour signillcr ce qni demeure et les verbes ce qui passe.

.Vais il est aisé de voir que tontes ces défluîtlone sont liasses et n'eipliquent poinl la vraie nature du verbe.

La oianiËre dont sont conçues les ileux pretriièrei le (uil ut puisqu'il n'v est point dit ce que le verbe signille, mais seuleuieut ce avec quoi il signille, cum Iihiiivti, eum peraonu.

Le» deux dernières Boni encore pins mauvaises; car elles ont les doux

toujours le «gne dei ûEiniCB jtttribvéee L d-iulH» âium. Je dii qu'il «H'

DEUXIÈME PAHTIE. tlS

S lus grands vlcïn «j'iiue d^Onitinn, qui tat de ne eonTenIr ni !i Inul le él'ini, ci nu leiil d^Hnl. neq'it diiini, vtqvt ttli.

• Car il ; a des vii'bea qui ue sieniHcnt ni îei sctloni, ni des pnaâioQS, li M qiti passe : comme ttistît, qwscit, fiiget, algit, ttftl, calci, albel, iftt, eiti'it, elc.

il y iirs mois qni ne sont point verbes ^ signincat An actiana \ de» psBsiona ei mvatt des djoses qui peiKnt. selon la ilËllDiUon de titllser; car U eal cerlain que les pirtlcipes sDQl de vrais noms, et ie néanmoins ceux des verbes «ctlfs no eignifleul pas moina des ac- Hu, et ceui des passifs des passions que les verbes mîmes dent il» «onent; et il n'j a aucune raison de prétendre que Jltitm ne signifie 1! noe chose qui pusse, anssî bien que puii.

A quoi on peut jouter, conlro les deui premières dtnnilione du erhe, que les participes signiTient antsi avec temps, puisqu'il y en a du risent. dn pissé et du fntiir, surtout en grec ; et ceux qui croient, non itns rnison, qu'un vocsiif est une vraie seconde personne, surtout quand il a nne terminnison différente du nominalif, trouveront qu'il )'; aurait de eu cûlé-lii qu'une dilTérence du plus ou du moins entre le rocalif et le verbe.

El ain» la raison essentielle pourquoi un participe n'est point nn ■ , e'est qu'il ne aigailie point Vnflii-malim .' d'où vient qu'il ne peut une proposition, ee qui est le (iropre du verbe, qu'en y ^jontaul D verbe, c'est-à-dire en y remettant ce qu'on en s Oté.en cliingeaut le rlM en participe. Car pourquoi est-ce que Pttrtit vivili Pierre vit, «st e proposition ; et que Pttnii vivtni, Pienc vivaul, n'es est pss une, vous n'J ajoutez itt, Peinii at viiitnt, Pierre est vivant ; sinon ree que l'gnii-malion qui est enfermée dans vivit ea a été Atée pour !n faire le participe vivcns ? D'où il parait que l'aflinnnlion qni se trouve, ni qni na se trouve pas dans un mot, est ce qui fait qu'il est verbe ou [D'il n'est pas verbe.

' Sur qnoi on peut encore remarquer en passant que l'infinitif qui est (4s-BOUventnom, ainsi que nous dirons, cpnimc lorsqu'on dit Icboirt, ! matistr, est alors dUTèrentdes participes en ce que les participes sont Cl loms adjeclifa, et que l'infinilif est nn nom BnbstnuLif fait par ibsiriictinn de cet adjectif, de même que de candidaa se fait enndur, st le bkiic vient tlnnc/isur. Ainsi nhti, verbe, signifle ta! migt, enferaant tout ensemble l'alllrmation cl l'attribut ; rvbexa, pui tîcipe, signlBe amplement rouge aans animation; et fubere, pria pour nn nom, signifia

doit donc demeurer pour constant qu'i ne considérei' simplemeni :e qui est eflaeuliel an verbe, sa seule vraie définition est, tfx ai'gviificaM affirmslienin, un mot qui sipifie l'atUrniatioa : car on ne saurait trouver de mot qui marque l'aflirmalicn qui ne soit verbe, ni de verbe qui ne serve à la marquer au moins dans l'indicatif. El il est indubitable que, si l'on enavait inventé un, comme serait est, qui marquât toujours l'affirma lion, s-ins aucune diildreuce ni de personne ni de temps, de 'sorte que U diversité des pcrsomiee se marquil aealemcnt par les noms

ne LOGIODE.

et \es prDQOiDS si la diTer«[té ùts temps pir les adverbes, il ne hW^ lait pas i'itie nu rrai verbe. Comme ea eiïet dans les propositions iius les philDBopbes appellent d'éleraelle vérité, coiame Dieu tst à^ni; imi corpj ei! divitibli ; U Soûl est f lus grimi qvi i<t partie, le mol Eil ne signifie que l'afBrmalion simple, eaas aiiuan rapport au tempi, parce qne cela est vrai selon tous les tempe, el sans que notre esprit s'arrête Il aucune diversité de personne.

' Ainsi le verbe, selon ce qui lui est essentiel, est un mot qui signille l'afilriaation ; mais si l'on veut mettre dans la déilnition dn verbe ses principaoi accidents, on pourra le définir ainsi : vox tisiâficans affirmit- (ionem, evm dciigimtiom ferions, ttunien el temporis; un mot qui signifie l'affimiation, avec désignation de la personne, du nombre et dn temps, Ce qui convient proprement au verbe subElintit.

Car pour les autres verbes, en tmt qu'ils diltèrent da verbe substantif par l'union que les boromes ont bile de l'afSnnation avec de eertiins atlrïbuts, on peut les dédnir de cette sorte : vox Efgnf/iciins affinMlivum alitnijas allribuli, evm dcaignatiant pertùos, numen et temptrii; va mot qui marqae l'afllmiation de quelque attribut, avec désignation de la personne, du nombre et du temps.

Et l'on peut remarquer en passant que l'affirmation, on tant que conçue, pouvant être aussi l'attribut du verbe, comme dans le verbe oflSrmo, ce verbe sipiitie deuï afllrmationa, dont l'une regarde la personne qni parle, el l'autre la personne de qui on parle, soil que ce soit de soi-même, soit qne ce soit d'un autre. Car quand je dis Peinu af/irmal, af^naal est la mèoie diose que eif affTmam, et alors tut marque mon arilrmation ou le jogement queje fais touchant Pierre ; et DfjISrmaRS, l'affirmation qne je conçois et que j'allribuo i Pierre. Le verbe ntgo, au contraire, contient une affirmation et nne négaUon par la même

Car il faut encore remarquer que, quoique tous nos jugements ne soient pas affirmatifs, mais qu'il y en ait de négatifs, les verbes néanmoins ne signilient jamais d'eui-mémes quelesafliruialionsila oégalioa ne se marquant que par des parlicnlee non, ne, on par des uomsqui l'enferment, nuilus, ttemo, nul, personne, qui, étant joints aui verbes, en cbangenl l'afllrmatîoD en négation : b nul bomme n'est immortel : a nuHum corfus est indivisiliiit.

CEAPITRE ni

AprÈs avoir conçu les choses par nos idées, nous corn-

nauxiÈMB PAiiTiE. in

parons ces idées ensemble ; et trouvant que les unes con- ■vieonent entre elîes etquc les autres ne conviennent jins, s les lions ou délions, ce qai s'appelle affirmer ou nier, et généralement j'wjer '.

Ce Jugement s'appelle aussi proposition *, et il est aisé de yoir qu'elle doit avoir deux termes : l'un Je qui l'on iG ou de qui l'on nie, lequel on appelle sujet; et t'autre que l'on affirme ou que l'on nie, lequel s'appelle attribut ou prmdicatum.

Et il ne suflit pas de concevoir ces deux termes ; mais il faut que l'esprit les lie ou les sépare : et cette action de notre esprit est marquée dans le discoursparle verbe e«(, ou seul quand nous affirmons, ou avec une particule oée quand nous nions. Ainsi quand je dis fte« es( ./««te, ÏJieu est le sujet de cette proposition, ei juste en est l'attribut; et le mot est marque l'action de mon esprit qui affirme, c'està-dire qui lie ensemble les deux idées de Dieu et de juste comme convenant l'une à l'autre. Que ii je dis J)ieu n'est pas injuste, est, étant joint avec les particules ne, pas, signifie l'action contraire à celle d'afirmer, savoir : celle de nier par laquelle je regarde «es idées comme répugnantes l'une h l'autre, parce qu'il y a quelque ebose d'enfermé dans l'idée d'injuste qui est contraire à ce qui est enfermé dans l'idée dsDieu.

Mais, quoique toute proposition enferme nécessaïreïnent ces trois choses, néanmoins, comme l'on a dit dans le chapitre précédent, elle peut n'avoir que deux mots ou même qu'un.

Car les hommes, voulant abréger leurs discours, ont fait une iniînité de mots qui signifient tout ensemble l'af- Btmation, c'est-à-dire ce qui est sigiiiflé par le verbe substantif, et déplus un certain attribut qui est affirmé. Tels sont tous les verbes, hors celui qu'on appelle substan-

. Lo jogeme

lbX"l

B'aji^llB m4

■fidâ

lif, cammB Dieu exkce, c'osl-à-dire, est existant;' aime les hommes, c'est-à-dire, Dieu est aimant les Aomtiies; et le verbe aubstunlif, quand il esL seul, comme quand je àls je pense, donc je suis, cesse d'être purement Bubstunlif, parce qu'alors on y joint le plus général des altributs', qui est IVft-e; car /e suis veut airs: Je suis im être. Je suis quelque chose.

n y a aussi d'autres rencontres ofi le sujet et l'affii^ mation sont renfermés dans un m6me mol, comme dans

s premiÈrea et secondes personnes des verlms, surtout en latin; comme quand je dis : gum cAmfianws;ciir

sujet de cette proposition est ego, qui est ronfermé dans sum.

D'où il paraît que, dans cette même langue, im seul mot fait une proposition dans les premièrt's et secondes personnes des verbes, qui, par leur nature, enferment déjà l'affirmalion avec l'attribut; comme iîenï',ftVft', via, sont trois propositions.

On voit par là que toute proposition est affirmative ou négative, et que c'est ce qui est marqué par le verbe, qui esl affirmé ou nié.

Maisil y a une autre dilTérence dans les propositions, laquelle naît de leur sujet, qui est d'être universelles, ou particulières ou singulières,

Car Ica termes, comme nous avons déjà dit dans la premiëi-epartie, sont ou singuliers, ou communs, ou universels.

Et les termes universels peuvent être pris, ou selon toule leur étendue, an les joignant aux signes universels exprimés, ou sous-entendus, comme omnis, tout, pour l'aftlrmatioii; nullus, nul, pour la négation : tout homme, nul kamme;

Ou selon une partie indéterminée de leur étendue, qiù est lorsqu'on y joint le mot aliquis, cpielque, comme

igitoergeoi 1 pnncfc.0 m

guekomme, quclijues hommes, ou d'autres, selon l'usage des langnes.

D'où il arrive une dilïérence notable dans les propoeitions; car lorsque le sujet d'une proposition est un terme commun ijni est pris dans toute eûn étendue, la proposition s'appelle universpllc, soit qu'elle soit aflînna- 'tÎYBi comme tout impie est fou ; ou négative, comme nul \Ktcietix n'est he'ureitx.

Et lorsque le terme commun n'est pris que selon une partie indéterminée de son f!'tendne, à cause qu'il est resserré parle mot indéterminé quelque, la proposition s'appelle particulière, soit qu'elle jafDrraa, comme qmlque cruel est lâche ; soit qu'elle nie, comme quelque pauvre n'est pai malheureux.

Quesilesujet d'une propositionest singulier, comme quand je dis .■ LouisXIITa pris La fiockelle, on l'appeUc ainguliÈre ' .

Mais quoique cette proposition sinjîuliÈrB soit différente de l'universelle, en ce que son sujet n'est pas commun, elle doit néanmoins plutôt s'y rapporter qu'à la parjticuliëre : parce que son sujet, par cela môme qu'il est iingulier, est uécessairement pris dans toute son étendue; ce qui fait l'essence d'une proposition universelle, et qui la distingue de la particulibre ; car il importe peu pour l'universalité d'une proposition, que l'étendue de ^on sujet soit grande ou petite, pourvu que, telle qu'elle 6oit, on la prenne toutenlièro ; et c'est pourquoi les pro- (losiliona singulières tiennent lieu d'universelles dans 'argumentation. Ainsi l'on peut réduire toutes les propositions à quatre sortes, que l'on a marquées par quatre voyelles, A, E, I, 0, pour soulager la mémoire.

L'universelle affirmative, comme, tout vicieux est esclave.

E, L'universelle négative, comme nul vicieux n'est heureux.

I. La. parliculiSi-c aîRi'ttmiive-, comme quelque vicieux est riche.

0. La particulière négative, comme quelque vicieux n'est pas riche.

Et pour les faire mieux retenir on a fait ces dem vers :

On a aussi accoutumé d'appeler quantité, l'universalité ou la particularité des propositions.

Eton appelle qualité, l'affirnaaiion ou la négation (jui dépendent du verbe, qui est regardé comme la forme de la proposition.

Et ainsi, Aet E conviennent seloula quantité, et diffèrent selon la qualité, et de même 1 etO.

Mais A et 1 conviennent selon la qualité, et diflSreut selon la quantité, et de môme E et 0.

Les propositions se divisent encore, selon la matière, en vraies et en fausses; et il est clair qu'il n'y eu peut point avoir qui ne soient ni vraies ni fausses, puisque toute proposition marquant le jugement que nous faisons des choses, elle est vraie quand ce jugement est conforme à la vérité', et fausse lorsqu'il n'y est pas conforme,

Mais, parce que nous manquons souvent de lumière pour reconnaître le vrai ou le faux, outre les propositions qui nous paraissent certainement vraies, et celles qiû nous paraissent certainement fausses, il y en a qui nous semblent vraies, mais dont la vérité ne nous est pas si évidente que nous n'ayons quelque appréhension qu'elles no soient fausses, ou qui nous semble fausses, maïs delà fausseté desquelles nous ne nous tenons pas assurés. Ce sontlfs propositions qu'on appelleprobables, dont les premières sont plus probables et les dernières moins probaliles. Noua dirons quelque chose, dans la quatrième partie, de ce qui nous fait juger avec certitude qu'iine proposition est vraie.

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