‹ La logique de Port RoyalChapitre 50 sur 170 · I. Il (aul praLBbtoDienl lire : Il W réalilé · texte numérisé non relu

I. Il (aul praLBbtoDienl lire : Il W réalilé

f NoHB venons de dire qu'il y a'quatre sortes de propo- ., A,E, 1, 0. On demaude maintenant quelle uon- •£ ou dÎBConvenance elllfc ont ensemble, lorsii'on fait du même sujet et du niÈme attribut diverses jortes de propositions. C'est ce qu'on appelle oppo- ^on.

f Et il est aisé de voir que cett<^ oppositioti ne peut être Me de trois aortes, quoique l'une des trois se divise en

x autres.

I Car, si elles sont opposées en quantité et en qualité |[^Ut ensemble, comme A, 0, et E, I, on les «ppelle contratoires, comme, tout homme est animal, quelque homme istpas animal; nul n'est impeccable, quelque homme est mpeccable.

ï Si elles diffèrent en quantité seuJemenl, et qu'elles con- {ennent en qualité, comme A, I, et E, 0, on les appelle )a!temes, comme loue homme est animal, quelque e est animal; nul homme n'est impeccable, quelque me n'est pas impeccable*.

iEt ai elles diffèrent en qualité, et qu'elles conviennent ^.quantité, alors elles sonlappelées contraires oasubcon- )(iires; contraires, qauRà elles soat universelles, comme, Ît4f homme est animal, nal homme n'est animal; f Subconlraw-es, quand elles sont- par liculières, comme, 'omme est animal, quelque homme n'est pas jnimal,

lEn regardant maintenant ces propositions opposi5es jslon la vérité ou la fausseté, il çst aisé de juger :

ra lei prapeaitkips auhulloroes no iodI pua appmici.

1° Que les contradictoires ne scînt jamais ni vraie^ ni fausses ensemble; mais si l'une est vraie, l'autre est fausse ; et si l'une est fausse, l'autre est vraie : car s'il est vrai que tout homme soit animal, il ne peut pas être vrai que quelque homme n'est pas animal ; et si,;au contraire, il est vrai que quelque homme n'est pas animal, il n'est donc pas vrai que tout homme soit animal. Cela est si clair, qu'on ne pom*rait que l'obscurcir en l'expliquant davantage/*

2° Les contraires ne peuvent jamais être vraies ensemble; mais elles pewrent être toutes deux fausses. Elles ne peuvent être vraies parce que les contradictoires seraient vraies ; car s'il est vrai que tout homme soit animal, il est faux que quelque homme n'est pas animal, qui est la contBûdictoire, et par conséquent encore plus faux que nul homme ne soit animal^ qui est la contraire * .

Mais la fausseté de Tune n'emporte pas la vérité de l'autre ; car il peut être faux que tous les hommes soient justes, sans qu'il soil vrai pour cela que nul homme ne soit juste, puisqu'il peut y avoir des hommes justes, quoique tonrT» soient pas justes.

30 Les subcontraires, par une* règle tout opposée à celle des contraires, peuvent être vraies ensemble, comme ces deux-ci, quelque homme est juste, quelque homme n'est pas juste ; parce que la justice peut convenir à une partie des hommes, et ne pas conveuir à l'autre ; et ainsi l'afQrmation et la négation ne regardent pas le môme sujet, puisque quelque homme est pris pour une partie des hommes dans l'une des propositions, et pour une autre partie dans l'autre. Mais elles ne peuvent être toutes deux fausses ; puisque autrement les contradictoires seraient toutes deux fausses, car s'il était faux que quelque homme fût juste, il serait donc vrai que nul homme n'est juste, qui est la contradictoire, et h plus forte raison que quelque homme n'est pas juste, qui est la subcontraire.

40 Pour les subalternes, ce n'est pas une véritable opposition, puisque la particulière est une suite de la générale; car, si tout homme est animal, quelque homme est animal; si nul homme n'est singe, quelque homme n'est pas singe. C'est pourquoi la vérité des universelles emporte celle des particulières ; mais la vérité des particulières n'emporte pas celle des universelles ; car il ne s'ensuit pas que, parce qu'il est vrai

1. Il importe de retenir eotte distinction, trop souvent oubliée, entre les contradictoires et les contraires.

Les critiques de Hegel, par exemple, n'y ont pas fait assez attention.

DKDIlfeUB PARTIE.

le quoique hflmme eal juste, il soit vrai snsai que lont liomme «si sU ; et, un cuntmirn, U tMiisselË des pai'tiCuUèrea emporte la faiiagetâ !s universelles i car, s'il eat faui que quelque bomme Eoit impeccabti!, fa esl encore plus t3\a que tonl homme toit impeccalile. Hais la [ansseli Tegonireiiseltes n'emporte pas la fanaMté deapartiCTiliires; car, quoih'ù suit fitux que loul bomule seit juste, il ne e'cnsnlt pas que ca 9oll lÂfiBaaeU de dire que quelque homme est juste. D'où il a'euEuU qu'il

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s rien lie la tfSduclion des prepogiUons opposées! !, parce que cola est tout A: Fail imilile, et que ka tËgl le ne sont !a plupart vr^es qu'en lalin.

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