‹ La logique de Port RoyalChapitre 65 sur 170 · Virgile, Georg., m, v. 513, 5ii · texte numérisé non relu

Virgile, Georg., m, v. 513, 5ii

PEUXIÊMB PAHTIB.

sevDeTaiii bien, si elle le niait slmplemenl sans ODlsr anlre cbuse, elle ne ealisferiiit ;iin ï ta penefe, parce qu'on rait sDJel ie cceire, sur celte siin]jle nè^tion, qu'elle dËmeore d'Acftrd qn'ËpicnrË a mis eu eStel le saDvcraio bien dans la volupté da irys, nais qu'elle ne le croit cm seul de cet avis. Ôfi roJoiej Bi, connaïasast la probité d'ua juge, oa me demandait 'if M vend piiB la jiilice, je no poiirraÎB pas cépoodre simplement par '" pjfce que la non signillerait qu'il ne 1» vend pins, mais laiBserait e en même tempe que je reconnais qu'il l'a aatrefuia vendue. Et e'eît ce qui Tsit voir qu'il y n dea propositions aoiquelles il serait '~1te de demander qu'on ; répond!) E^plement par oui ou pnr non è qu'en farmaat deni sens, ou n'y puut Taire de réponse ju^te aii'eti eipliquaot sur l'un et sur l'auti'C.

CHAPITRK XI

(■VATIONS PODH RECONNAITRE DANS QnELQOeS PROPOSITIONS GXTiUMËES d'unie UANIÉRIi) MOINS OnilINAUlE, QUEL ES BST LE SDJKT ET QUEL EH EST l'aTTRIHDT,

C'etI sans doute un dfl^ut de la l0E;Litao OJdinaire, qu'on n'accoutnme Jint ceux qui l'apprennent i reconnaître la oaluro des propositions et G raisoniiemenls, ^en les attachant i l'ordre et i l'arrangement dont : les ioime dans les écoles, et qui est souvent (rfcs-différenl de ceini Dl on les Forme dans le monde et ilans les Evres, s')it d'éloquence. It de morile, soit des antres sciences.

'XioA on n'a presque point d'outre idée d'un sujel et d'un attribot, iQ que l'nn est le premier terme d'une propoaitioa, et l'autre le der- '; tt de l'universalité ou parlicularilé, sinon qu'il y » dans l'une . .{t ou nuUui, toutou nul, et dans l'aulru, atiqms, quetqne. Cependant tout cela trompa très-souvent, et il est besoin de jugement tut diBCerner ces cboseï en plueieurs propoûtinni. Commençons par le ' ' et l'attribut

ique et véritable règUs est de regarder par le sens ce dont on , et ce qu'on ofArme ; car le premier est toujoars le sujel, et le sr l'attribut, en quelque ordre qu'ils se trouvent. ai il n'y a rien de plus commun en latin que ces sortes de proposi- Turgis ni olaeipii libidini; il est taonteui d'être esclave de ses pu^a ; où it est visible par te seos, que lurpe, banteui, est ce qu'tf e, et par conséquent l'attribut, ei abteim libidini, Être esclave H 9B passions, ce dont on afUrme, c'?sl-à'dice, ce qu'on ^esnre £Ire bon ;, et p^r eonsËquunt le sujet. De même dans saint Paul : £3! jujutt

LOeirjCE DB POIlt-llUÏU,. '

magnusptetascumiuffieientia i, le vrai ordre serait, pietas cum suffidentia est quxsius.

Et de même dans ces vers :

Félix qui potait reram cogn^osoere causas ; Atque metus omnes, et inexorabile fatum Subjecit pedibns, strepiiumque Acherontis avari...| etc. S.

Félix est Vattribut, et le reste le sujet.

Le sujet et l'attribut sont souvent encore plus difficiles à reconnaître dans les propositions complexes ; et nous avons déjà vu qvCon ne peut quelquefois juger que par la suite du discours et l'intention d'un auteur quelle est la proposition principale, et quelle est l'incidente dans ces sortes de propositions.

Mais, outre ce que nous avons dit, on peut encore remarquer que, dans ces propositions complexes, où la première partie n'est que la proposition incidente, et la dernière est la principale, comme dans la majeure et la conclusion de ce raisonnement :

Dieu commande d'honorer les rois :

Louis XIV est roi :

Do7ic Dieu commande d'honorer Louis XIV; il faut souvent changer le verbe actif en passif, pour avoir le vrai sujet de cette proposition principale, comme dans cet exemple même ; car il est visible que, raisonnant de la sorte, mon intention principale, dans la majeure, est d'affirmer quelque chose des rois, dont je puisse conclure qu'il faut honorer Louis XIV; et ainsi ce que je dis du commandement de Dieu n'est proprement cpi'une proposition incidente qui confirme cette affirmation : « Les rois doivent être honorés ; » reges sunt honorandi. D'où il s'ensuit que les rois est le sujet de la majeure, et Louis XIV le sujet de la conclusion, quoiqu'à ne considérer les choses que superficiellement, l'une et l'autre semblent n être qu'une partie de l'attribut.

Ce sont aussi des propositions fort ordinaires à notre langue : C'est une folie que de s'arrêter à des flatteurs ; c'est de la grêle qui tombe; c'est un Dieu qui nous a rachetés. Or, le sens doit faire encore juger que pour les remettre dans l'arrangement naturel, en plaçant le sujet avant l'attribut, il faudrait les exprimer ainsi : S'arrêter à des flatteurs est une folie; ce qui tombe est de la grêle; celui qui nous a rachetés est Dieu; et cela est presque universel dans toutes les propositions qui commencent par c'est, où Ton trouve après un gui ou un que, d'avoir leur attribut au commencement et le sujet à la fin. C'est assez d'en avoir averti une fois, et tous ces exemples ne sont que pour faire voir qu'on en doit juger par le sens, et non par l'ordre des mots. Ce qui est un avis trèsnécessaire pour ne pas se tromper, en prenant des syllogismes pour vicieux qui sont en effet très-bons ; parce que, faute de discerner dans les propositions le sujet et l'attribut, on croit qu'ils sont contraires aux règles lorsqu'ils y sont très-conformes *.

1. Ad Timotheumt vi, 6. j 3. Voir la troieième partie, ch. ii.

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