‹ La logique de Port RoyalChapitre 96 sur 170 · TROISIÈME PARTIS · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIS

piaillait pour lui, se iiistilio par cet «rBnniBiit do reppocha qnc Ini laisait Ciiioii, diigir, dnna celle (léfunse, contre ta loi : ËtfsStn 4 tarnitioiim fKtam «SB Mn/t(erw. idqite ncle fnelsm mm âtftnitreui, fMtrm impnbt, aiiamsi aHwi îsjjeft Wliisel," qmm vtev niMI commissiim ceniTa Usem im difenânm, qiitd est guod mtorn defnuionem lati'o le^t'i l'mpediatï* Il eemble ijtie cet argument Boil lembÙblA i celui d'nn blasphinuUnr, (jni dirait pour s'excuser r Si j£ nJAâ qu'f! f "" "" ^"^< J' MTOfa wi iffManl; ntaîa g^iiii]Me je lliiiifit^ine, /c ni nie foi qv'il v «I tm Diev. ; donc Js ns suw paj un wtùkmt- Cet irgntoBnt ne van- <lrtit rien, parce qu'il y a d'aaliea crimes que l'ailiéiËme qui rendent un liomme mécbïDl; mais ce qai fait pe celui de CicËroa est Iwn, qnoiqtie Ramai l'ait proposé pour exemple d'uu maiiïwa raiBonnement, c'est qu'il tnieruie dans le sens une partie exclusive, et qu'il faut le réduire il ces tenu sa:

Ce urail alors seulemittt qu'on pourrsiï rite Teprocher avec T(nsoni'Q9V' COMre ma lai, ti j'allouais qw Muréiio e&t acfisM les srtpa^ei, e( pu j< na Iiiasaai«Frii ieiviUfitrsmadioti;

ISeisje jritmds qu'il n'a point acheté Ici lufrages :

Et par eanit^Vttnt jt ut fait rien contre ma foi.

Il nul dire la même cbese de ce raisoimeniecl de Vénus dans Virgile, en parlant k Jupiter ;

Si «ne psea tna atqiio invito nomine Tro«

Um Ht n'j/ lOnl pm uenus contre le gré des dieux.-

Donc ils iw sont pas jiwiissalilts.

n faut doue y suppléer quelque cbose; anirameat il serait scmbliible t celui-ci, qui cerlainement ne conclut pas s

Si Juitai était tntré dons Tqiaitalal aoiis voaaiion, il aurait dit (ire 'rijtli deWeu;

Jtais il n'ï ul paa tntr^ la» Doaulion :

fionc il R'a pot dû être rejeté de Dieu,'

Uaii ce qui tait que celui de Vénus, daui Virgile, n'est pas Tïciaux, C'est qu'il Tant considérer Umtyture comme étant eiclusive daua le set», de mtme que s'il y avait :

tk tirait alori «culinintl qut Ut IVayani acraicnt puijisaufrlcs ei iniigneidu «eoip-i dca diaia, l'iJs «uiml vam en Ilniis contre leur jr* .-

Ou bien il faut dire, ce qui est la mfius chose, que l'afllrmative, t{ sine pucB tua, etc., enferme dans ie sens cetle néKSlive :

Si les Troyens ni ami venus dans l'Italie que par l'ordre des dteux^ U n'est pas juste que Us dieux les abandonnent; Or, ils n'y sont unv8 que par Vordre des dieux: Donc, itc.

DES SYLLOGISMES ÛISJONGTIFS.

On appelle syllogismes disjonctifè ceux dont la première proposition est disjonctive, c'est-à-dire dont les parties sont jointes par vel, ou, comme celui-ci de Cicéron :

Ceux qui ont tué César sont parricides ou défenseurs de la liberté;

Or, ils ne sont point parricides :

donc ils sont défenseurs de la liberté. -

11 y en a de deux sortes : la première, quand on ôte une partie pour garder Tautre ; comme dans celui que nous Tenons de proposer, ou dans celui-ci :

Tous les méchants doivent être punis en ce monde ou en Vautre;

Or, il y a des méchants qui ne sont point punis en ce monde;

Donc ils le seront en l'autre.

Il y a quelquefois trois membres dans cette sorte de syllogismes, et alors on en ôte deui pour en garder un, comme dans cet argument de saint Augustin, dans son livre du Mensonge, chap. viii .

Aut non est credendum bonis, aut credendum est eis quos credimvs debere aliquando meniiri, aut non est credendum bonos aliquando mentiri, Eorxmprimum pemiciosum est ; secundumstuUum: restât ergo ut nunquam mentiantur boni.

La seconde sorte, mais moins naturelle, est quand on prend une des parties pour ôter l'autre, comme si Ton disait :

Saint Bernard ^, témoignant que Dieu avait confirmé par des miracles sa prédication de la croisade, était un saint ou un imposteur ;

Or, c'était un saint :

Donc ce n'était pas un imposteur.

Ces syllogismes disjonctirs ne sont guère faux que par la fausseté de la majeure, dans laquelle la division n'est pas exacte, se trouvant un milieu entre les membres opposés, comme si je disais :

Il faut obéir aux princes en ce qu'ils commandent contre la loi de Lieu* ou se révolter contre eux :

Or, il ne faut pas leur obéir en ce qui est contre la toi d$ Dieu :

Donc il faut se révolter contre eux :

Ou: Or, il ne faut pas se révolter contre eux:

Donc il faut leur obéir en ce qui est contre la loi de Dieu»

L'un et l'autre raisonnement est faux, parce qu'il y a un milieu dans cette disjonction qui a été observé par les premiers chrétiens, qui est de souffrir patiemment toutes choses, plutôt que de rien faire contre la loi de Dieu^ sans néanmoins se révolter contrt les princes.

1. Saint Bernard, fondateur de l'ab- 1 lard, naquit près de Dijon en 1091 et baye de Ciairvaux, adversaire d'Abé- 1 mourut en 1153.

llit kmnt it'ist pas (otil immbU terviiiv* ^ Dieu et iiditrt dt son munt;

Or, î'auttM est iiotilft it mu arjenf ;

Zioiic il n'est pas iervileur de Binu.

, Caf cette sorla da ajUog'ame ne conclut pûinl nécesaniremeiit, ipianil m Ote nne partis ponf metlre l'autre, comme on peut toir par ce raiibnneiaeiit tii'é de la mSme propusition ;

Ua htmiae n'ut pus tout eyiseinbla sei'vifirur (fi Hi'eu et iJMlre de fm-smt ;

OTUiprodig\tii)ti tint poinUdoMIrn it t'arment:

AAt ili Mat lenittiiTi it Dlm.

TROISIÈME i'AnTLE.

DBS SYLLOGISMES COPDU.TIFS.

Ces STlIogiaffleB ne sont que d'une sorte, qui «si qnand ofl prend nnn iropOEilJun copulative uianle, âotit entuito on étublil une partie poui

CEAPITRE XIU

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